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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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DANS LES INDES ORIENTALES. Liv. XVII. Chap. VII. 6z

Un autre lieu la Compagnie Hollandoise ne fait que très-peu de Com- Suctio» 'meree directement, est Canton , le seul Fort de la Chine les Etrangers XXV.©nt la liberté de trafiquer; & il sembleroit que les Hollandois devroient a- Rèsvlemvoir autant dinclination & au moins autant de talent pour ce Commerce bon" 1 '*/ 1 **"quaucune _ autre Nation. On a vu quautrefois ils avoient fort souhaitté Siams ?4dentretenir une étroite & constante correspondance avec les habitans de ce Mocha,riche Empire, & tant quils furent maîtres de Formose ils y trafiquèrent & cen droiture très-avantageusement. II est vrai quaprès TEtablislement de v i(1 sla Compagnie à'Ostende, les Hollandois y envoyerent des Vaisseaux direc- Commercetement de Hollande, mais soit quils ny trouvassent pas leur compte, soit à ia Chi-pas quelques autres , raisons secrettes, ce Commerce a été discontinué. Ceux ne -

qui

précieuses marchandises dont ils trafiquent des Sauvages > ainsi quils les nomment, quioccupent le milieu de rifle, de forte quils ne font pas en état de rendre compte ni de sesmarchandises, ni den établir le Commerce fur un pied certain (r). Un peu de réflexionsuflìt néanmoins pour sentir, que íî cela est peu favorable pour établir quelque correspon-dance avec les Insulaires de Bornéo, cest une indication incontestable des véritables pro-ductions de lIfltz, parceque ce que ces Insulaires apportent est certainement de leur pays,

& quils en ont une quantité, dont on ne peut se faire aucune idée juste sur ce quils ven-dent aux habitans des Côtes (2), qui nest réglée que fur le besoin plus ou moins grandquils ont des marchandises pour lesquelles ils les échangent, & non fur la quantité desmarchandises dont ils font trafic ; car tout sauvages quils font, ils fout assez rusés pour lesfoire valoir autant quil leur est possible (3). Mais pour venir au fait, ils fournissent delor de diverses especes, lun fin, & lautre moins pur; ils ont aussi de létain 6cdu fer.

Us apportent de petits diamans très-sins; ci-devant ils en vendoient de plus gros, & peut-être en ont-ils encore quiis ne sembarrassent pas de vendre, lis fournissent plus aisé-ment des perles fines. Ils vendent des doux & des muscades en petite quantité, & cesépiceries font à tous égards aussi bonnes que celles dAmboine & de Banda. 11 y a lieude présumer quils ont aussi de la canelle, parcequils apportent une grande quantité du.plus beau camphre quii y a ic aux Indes; desorte quun Auteur très-intelligent a raisonde aire, qu on trouve dans ijfle de Bornéo tout ce quil y a dans celle de Sumatra, ou-tre dautres richesses (4). La question est de se les procurer, & cest ce qui ne paroîtrapeut-être pas aussi difficile, fl lon pese mûrement le passage suivant de la Relation duCapitaine Hamilton, dans lequel il donne une idée du petit Royaume de Sambas danslIfle de Bornéo (5). Le Prince & ses Sujets font fort hospitaliers & civils, desorte que les Etrangers y trafiquent sûrement Jai connu un François Arménien, qui en ve*

nant de Manille eu» le malheur de faire naufrage fur cet endroit de la côte qui appar-», tient au Roi de Sambas. 11 s navoient que peu de marchandises, car en général ie re*

tour de celles quon vend à Manille est en pièces de huit dEspagne. Quand ceux qui sétoient sauvés vinrent à terre, on les mena au Roi, qui sinforma qui ils étoient, d ils venoient, ils aboient, en quoi consistoit la charge du Navire, & leur fit plu*

», sieurs autres questions ; ensuite il donna ordre de leur fournir des vivres, des bar- ques 6c des hommes pour leur aider à sauver leur trésor; car à la réserve du Vaiíîèau,.

il se perdit très-peu de chose de ce qui valoit la peine dêtre sauvé. Le Roi lui donna des perles & de la cire pour son argent à un prix fl raisonnable, que lArménien étant», passé fur un Vaisseau Chinois à Batavia , il y gagna quarante pour cent fur ce quil ven-», dit. De Batavia il a!!a à la Chine fur un Vaisseau François, ils relâchèrent dans leur,, voyage à Trangnno , je le rencontrai en 1719. Je tiens le récit de fa propre bou-», che, 6c je vis les belles perles quil portoit à la Chine pour les y vendre, parmi les-», quelles ij y en.avoit.deux qui valorem cinquante Livres sterling.

(1) Hamilton Vol, II. p. I47. f-») Méttl. lîu Dr. GíWcinì

ii. Mém. da Or. tìdrcin. (S J H/tmilfi». 1 , e. p, 148 , 14s.

(3 j. Remaries oa che Commerce ofludia, p. zr.