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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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9| CONQUETES, ÉTABLISSEMENS &c. DES HOLLANDOIS!Section ils font obligés au bout de cinq oa six semaines de s engager de nouveau auXXVII. service de la Compagnie (a).

Kjouvtrnc- De cette f as . on tout le monde conserve sa liberté, & avec cela la Com-meftiaue pagnie manque rarement des Mariniers dont elle a besoin ; ce qui est très»delà Com- avantageux, parce que lexpérience a appris, que ceux qui se sont accoutu-pagnie. n3 és au climat des Pays Orientaux, peuvent faire plusieurs voyages fans que- leur santé en souffreau-lieu quil meurt un grand nombre de nouveaux Ma-telots, au grand préjudice de iEtat. -On prend un foin extraordinaire, pourque tous ceux que lon employé, soient propres aux emplois qu on leur don-ne , ausiì personne ne peut-il entrer au service quil nait subi un examen ;& bien-quil y ait des exemples que le crédit & la faveur en ont fait dispen-ser, ils sont rares, desorte que cela neít pas de grande conséquence. Onen peut dire autant des fraudes tant aux Indes que dans le Pays, mais com.

' me elles ne peuvent durer longtems fans être découvertes, & que cha-que découverte à cet égard produit de nouvelles précautions, elles ne fontpas fort préjudiciables atout prendre, aux intérêts de la Compagnie (b) (*).Pcrsonnc% Rien n'eff plus certain que ce que le fameux De Wìt observoit, que dansqu on en- i es Lommencemens de lEtablissement de la Compagnie aux Indes, il ny.al*voye aux j oit gueres que à vauriens ou des gens ruinés, ceff-à-dire pour les ern-11 es plois subalternes ; mais avec le tems les choses ont bi n changé, & ce n'effqu a force de sollicitations que lon obtient les plus petits poil.-s.. Tous lesEmplois depuis les plus.grands jusqu aux plus petits font à la disposition delAssemblée des Dix-sept ou des Chambres particulières, comme nous savonsremarqué. On ne donne les grands Postes, tels que ceux de Gouverueur-Général, de Gouverneur de Ceylon, & du Cap, de Conseiller des Indesquà ceux qui les ont mérités par leurs longs & fideles services, & la plu-part du tems fur la recommandation du Conseil de Batavia ; mais quant auxConseillers extraordinaires, qui nont que voix délibérative, on les envoyéassez souvent de Hollande; il en est de même des Officiers subalternes,maisfans leur affigner de rang ou dappointemens particuliers, afin que le Conseildes Indes en dispose selon que le requiert le bien du service (r).

Le

(A Janiçon, T. I. p. 389. (c) Gronden en Maximen van deRepufcl..

) Mévn. sur le Commerce des Hollandois van Holland, I Ueel, Ch. 16. Basnage,Ch. 14. Descript. du Gouv. &c, Ch. 37.

(*) Si lon diíbit que ce qui est avancé dans je texte est une chose de fait, qui a be-soin de preuve, la réponse nest pas difficile. Létat des affaires de la Compagnie tantaudedans quau dehors, le produit de ses ventes. la valeur de ses répartitions, le prix desactions, & son crédit, forment une preuve invincible, dautant plus que cesl le seul gen-re de preuve dont le sujet est susceptible; & ceux qui nesen contenteront pas, ne trou-veront rien qui puìffe les satisfaire, LExpérience fait voir journellement en Hollande,comme en dautres Pays, que les plus puissantes Compagnies peuvent déchoir ct se ré-duire presque à rien par des malheurs & par une mauvaise direction; par conséquent,íì des effets opposés on nest pas en droit de conclure que tout est bien réglé, il estimpossible de raisonner sur des choses de cette nature avec quelque certitude, ni mêmeavec quelque vraisemblance.