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HISTOIRE DE LA COMPAGNIE SUÉDOISE
fitiom.
Section leur des marchandises de Suede, qu’on envoye à la Chine, dont la quantité. a été considérable dès les commencemens, & qui augmente de jour en
iMgniTestì our 00- Le tout bien pesé, il y a très-peu d’apparence qu’on pense lemaintenue moins du monde à renoncer à ce Commerce, & cela donne du poids aunonobstant soupçon que ces bruits pourroient bien ne pas venir de Suede, mais qu’ilsks oppo- f e f ont répandus pour y parvenir, & pour inspirer à des Peuples, assez^ susceptibles d’imprelîions subites, des doutes & des craintes propres à lesprévenir contre le Commerce des Indes & contre la Compagnie ; & s’ilsavoient produit cet effet, il n’Sst pas douteux que cela n’eût donné beaucoupde satisfaction à ceux qui en étoient les inventeurs, & n’eût fait grandplaisir à ceux qui depuis longtems font jaloux du succès avec lequel lesSuédois ont conduit leurs affaires, & du crédit qu’ils ont acquis tantparmi les Chinois que parmi les Européens qui trafiquent à la Chine ,comme il paroît par les Relations postérieures au tems qu’ils ont com-mencé d’y aller (b).
SECTION III.
Remarques fur Futilité de ce Commerce pour les Suédois, bien-que cela soitcontraire à íopinion commune . Les avantages du Commerce des Indes O-rientales en général, entant qu'il a été jusqu ici pour tomes les Nations,qui ont été en état de le f aire longtems avec succès, la source de la Marineb de s Richesses.
Section qui ne permet pas de douter que les Suédois ne gagnent réellement auUtilité du ^ Commerce des Indes, qu’ils le sentent, & qu’ils persistent à s’en con-Cmmeree ^' erv ’ er bénéfice, c’est le zele qu’ils ont fait paraître à y envoyer régulie-des Indes rement des Vaisseaux depuis l’expiration de l’Octroi (r). II est impossible,pour les fans avoir des correspondances directes en Suede, d’entrer dans un plusgrand détail fur ce sujet, qui est si désagréable à quelques-uns de nos voi-sins, qu’il est rare qu’ils en fassent mention: il n’y auroit pas aussi de pruden-ce à ajouter foi implicitement à ce qu’ils en disent, lorsqu’ils en parlent ;car comme ils ont tant d’intérêt à donner une fausse idée de ce qui regardele Commerce des autres Nations dans ces Pays-là, il est de la sagesse d’exa-
SuédoisÍ5V.
Précau-tion aveclaquelleon doit lire
°ies Uvres miner attentivement leurs Relations. Le Commerce est le Maître commun deécrits'dam tous les Pays Maritimes, au moins de tous ceux dont les habitans ont de justesun Pays notions des avantages de leur situation ; cela les rend naturellement jalouxfur k Com- âê i eurs progrès réciproques, ce qui est assez visible dans tous les Ouvragesmer ce d un àà8 s ur Lette intéressante matière. Mais il convient à ceux qui traitentce sujet historiquement, d’écarter tous les préjugés & toutes les préventions,
autre.
(d) Dictionnaire de Commerce/ T. ILCol. 459-
(b) Voyage d ’Anfon autour du Monde,
L. III. Cb. 9-
&
(f) 11 parole par les avis venus de Sue-de , que la Compagnie a obtenu un nouvelOctroi.