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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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îUSX. DE' LEMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Chap. I. Z 77

que les Turcs, quoique ceux-ci leur soient tout-à-fait opposés du côté des Originemœurs & de la maniéré de vivre (a). II nest pas fort surprenant que lesOtho-Turcs diffèrent deux aujourdhui à cet égard, mais il y a beaucoup dap- ^parence que dans tems quils vîvoient dans les déserts, ils avoient une merscom-grande conformité de mœurs soit avec les Karakalpaks , soit avec les Tur- mencmms.eomans , leurs voisins (*), dont on a reproché aux Turcs Othomans & 1Seljucides dêtre descendus. Mais dans fond la question du Pays & dela Nation dont ils font originaires , dont on sembarrasse si fort, est unarticle ridicule & frivole, puisque si un Peuple est méchant, ion origine quel-le qu elle soit, ne peut lui faire honneur, ni le déshonorer sil est vertueux.

Bien-que les Historiens Turcs fassent remonter la généalogie des Turcs AncêtresOthomans jusquà Oguz & même jusqu à Japhet , cinq générations plus haut, ^Oth-on ne volt pas cependant que lon puisse placer les ancêtres á'Othman a- man *vec quelque certitude au-deîà du troisième degré, ou de son biíayeul ; carCantimìr avoue lui-même (b) que les Ecrivains Turcs ne nous donnent fureux aucune lumière capable de nous satisfaire (f). Suivant la tradition re-çue du tems de Clmlcondyle, les Ancêtres áOthman e'toient Ertogrul, Ogu-zalpes, & Duzalpes; que les Annales Turques, Saadi Efsendi , & dautresAuteurs Orientaux nomment Ertogrul, Soliman Shah òc Kiya-AIeb , quequelques-uns appellent Kiya Khan.

Les Historiens Turcs disent fort peu de chose de Kiya Khan pere de So-liman Shah , & même des trois Ancêtres immédiats áOthman ; & le peu quilsen disent, est sujet encore à bien des difficultés.

Saadi Effenài, Auteur des Annales si estimées des Turcs, rapporte d'a-près danciens Auteurs, que dans le tems que la Tribu Seíjucide quitta leMawaralnahr, ou le Pays situé au-delà de iOxus, pour occuper lIran ,ou la Perse en général, au midi de ce Fleuve, Kiya Khan pere de SolimanShah, Prince des Oguziens, partit avec fa Tribu de Maru Shahjan , & sesaisit de la ville de Machan (j) (c) ; mais après lirruption de Jenghiz Khan,

So-

0) Cantimìr , Préface, p. m . ?S . (c) V'Herbelot . Bibliot. Orient, p. 822.

{b) Idem ibid.

(+) Les Annales Turques disent, qu 'Ertogrul demeura pendant un tems près de lEu-phrate, dans des habitations mobiles, comme les habitans de la Tartarie.

(t) 11 avoue même que les Savans Turcs reconnoiffent que toute PHiftoire Othonu-he avant Soliman sent la fable.

(|) Makhan ou Mahan est une ville entre Bawerd ou Iburd & Durun, pas loin de lA-Hiu, & environ à cent-soixante milles de la Mer Caspienne. Cantimìr , daprès quelqueAuteur Turc, nomme Neic 1* ville doìi Kiya partit, bien -qu'il ne sache ou la placer,fie la trouvant point sur les Cartes Géographiques des Chrétiens, il suppose que cesttíerat Capitale du Khorasan ou Nurketzur dans le Mazanderan donc il fait une partie duGhilan; mais la premiere de ces villes nest pas voisine de la Mer Caspienne, commelest Nerc, suivant les Turcs ; & lautre est trop hors de la route en venant de Maru Shah-jan & de Mahan. Nous soupçonnons quil a lu Ntre pour Neza, ny ayant qu'un pointde différence entre le r & le z des Arabes. Cette ville de Neza, Nesa ou Nesay , ainsiquelle est nommée dans PHistoire dAbulghazi Khan, est située entre Mahan & Maru Shah-jan, distante de Pune & de lautre denviron cent-quarante milles ; & oa Pappelle la Pt-tite Damas à cause de sa charmante situation.

Tome F1II. Bbb