410 HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Chat. M.
rzzg. pa „ e étoit d’un Nikra par jour ? quand ils étoient de service; mais hors de-, »»» ^ qi } eur étoit permis d’aller vivre sur leurs biens, exempts de toutes con-tributions. Comme l’on trouva que la nouvelle Milice, composée de la liedu peuple de la campagne, étoit sujette à se mutiner, le Sultan Jacassa, &V en substitua une autre formée des jeunes Chrétiens qu’on pouvoit attirer ;on lesfaisoit d’abord instruire dans la Religion Mahométane, & ensuite ilsétoient enrôlés. Pour ce qui est des Paysans de race Turque, qui avoientenvie de servir, & étoient contens de leurs héritages, on leur permit deservir parmi la Cavalerie fous les Sanjak Bcgs & les Baluk Bas bis, avec I enom de Mufeliein c’est-a-dire libres ; ,
Prise de Les armées d 'Orcban ayant fort groíïï par-Ia, il assiégea la même annee
Nicée. Iznik ou Nicée. Au bout de deux ans cette ville se rendit, presque ruinéepar la guerre, la famine & la peste (*), Les habitans ne demanderent qu-ia liberté de se retirer à Constantinople,& Orcban leur permit encored’ein-porter tout ce qu’ils pourroient de leurs biens; cette générosité du vain'queur les toucha tellement, qu’ils. aimèrent mieux rester & se rendre tribu-X333. taires. Le Sultan fit son entrée dans la ville fan 730 ; les femmes desGrecs morts par le fer ou par la famine étant venues à ses pieds déploresleur veuvage, il ordonna à ses Courtisans & à ses Nobles de les prendrepour femmes. La renommée d’une humanité si surprenante s’étant ré-pandue, non seulement Nicée vit revenir ses anciens habitans que la crain-te du siégé en avoit chassés , mais même elle en attira quantité d’autres desvilles voisines ; ensorte qu’en moins d’un an Nicée, plus peuplée que jamaissembla être devenue la rivale de Constantinople même.
L’an 734 Orcban prit par composition le Château de Kemluk fortifié p af33v i a Nature & par l’Art, qu’il assiegeoit depuis un an. Son pere Othman y 3 ‘, voit échoué aussi souvent qu’il l’avoit attaqué. Deux ans après le Sultanï33 ' fonda dans Pruse une nouvelle Mosquée, une Académie. & un Hôpital ave cune magnificence royale. L’Académie sur - tout, établie dans un Mona-stère, devint si fameuse par les Professeurs qui y enseignèrent, qu’il y accou-rut de l’Arabie & de la Perse quantité d’Etudians ; & ces Peuples qui Esoient jusqu’alors pour les Maîtres du Monde, ne dédaignèrent point de &former fous des Maîtres Othomans.
Ouchuei Orcban devenu puissant par ses conquêtes fur les Grecs, & ContentPrimes le présent de'ce qu'il avoit pris fur eux, forma l’année suivante le pr°rM u fui- à joindre à son Empire les Provinces de l’Asie qui obéissoient à div er f
mans se p r j nces Mahométans (f) ; c’étoient les débris de l’Empire des Seljucides. *iSuLi. commença par Kasbim Beg fils d 'Alijan Beg , lequel étoit mineur. OrWra. se saisit de ses Etats & de fa personne sous prétexte de lm servir de Tutuu^
(*) Les Grecs disent, que l’Empereur Ahdronìque le jeune passa en A(îe pour s eC ^fj^Nicée; qu 'Ordvm s’avança promptement au devant de lui, & lu! donna bataillesde fbilocrene, suriaeâtede >a mer; que l’iimpereur ayant été blessé à la jambe, sdu beaucoup de monde, se sauva dans cette ville; & qu ’Oichan n’ayant pas de Vaiu*pour bloquer le Port, alla reprendre le (iege de Nicée. Qìuiicontiyle L. I. Cb. 6»
* C’étoient ceux qu’avoient partagé avec Qihmn , ou leurs enfans.