4-8 HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIII. Chap. IV. 11389. Le Sultan ne différa pas davantage fa marche contre les Triballiens, &
-- - leur Prince Eleazar (Lazare ), que les Hongrois avoient joint. II avoit don-
une à fes Mes à Susman (*) Seigneur des Odryflens ou Moldaves, &ra h >ap' l’autre à Baikus fils d eBrankas, fils de Plandikas, qui étoit maître deCasto-prtêe de rie, & de cette partie de la Macédoine qu’onappelle Okhruìa , qui[avoit ap-différentes p arten u _à Nicolas fils de Zuppan. Fortifié de ces alliances Elêazar comptoitmatières. ^ j 3 victoire, d’autant plus qu’après la mort d 'Anglese & de Cratèx , il a-voit conquis Pistrinum & Niílra, & étendu fes frontières jufqu’à la Save.II campa dans les plaines de Cofoba, ou Amuratb lui. livra bataille A rem-porta la victoire, mais perdit la vie.
pn rapporte fa mort de différentes maniérés. Les |Turcs disent qu’enpoursuivant Eleazar, un Soldat Triballien qui le rencontra le perça d’uncoup de pique. Les Grecs prétendent qu’avant la bataille, un certain Mi la,ayant proposé à Eleazar de tuer Amurath , il alla à toute bride au premierrang des Turcs, qui's’cbranloient pour charger. II demanda à parler auSultan, qui étoit au milieu de fes Janissaires, le perça, & fut taillé eupieces (a).
J-ireit de . Voici le récit que Ducas fait de tous ces événemens. Lorsqit Orchan mou-Ducas-. mtj y ean Palèologue (f), qui après son retour d’Italie obligea Cantacuzeneà fe retirer dans un Monastère, avoit vingt-cinq ans passés ; il eut trois fils TAndronìque , Manuel Sc Théodore. Andronìque furpassoit tous ceux de son temspar l’avantage de fil taille, par la force du corps, & par la majesté de sonport. Amurath eut auíïi trois fils, jsacub, Cnntuze & Bajazct. Cuntuze &Andronìque étoient de même âge, & un jour étant ensemble ils confpire-1387. rent contre leurs peres. Amurath en ayant été informé fit crever les yeux kCuntuze , & menaça Palèologue de lui déclarer la guerre s’il, n’en faifóitautant à son fils. L’Empereur, soit par crainte, soit par faiblesse, fit plusque le Sultan ne demandoit ; il ne fe contenta pas de faire crever les yeux àAndronìque , mais il les fit encore crever à son petit-fils, qui étoit un en-fant, ensuite il fit enfermer son fils avec fa femme dans la Tour d’Anema.Deux ans après ils fe sauvèrent par le moyen des Génois de Galata, qui ra-vis de foccaílon lui donnerent du secours contre son pere. Au bout de quel-ques jours Andronìque entra dans Constantinople, fous de certaines conditions;,mais aussitôt violant son serment, il enferma ion pere Sc fes freres dans la.même prison, où. il avoit été..
S’é-
(a) Csialcondyle, L. 1 . Ch. 8 13,
(*) C’est peut-être le mêtne dent il a été parlé plus haut.
Cl) Cantacuz ne parle de ce jeune Prince, lorsqu’il n’avoit que quinze ans, comme d'iïffPrince de grande espérance, de beaucoup de génie & de courage; mais Grcgorm , Ducat& Chahoíulyie disent qu’il étoit extrêmement débauché. Ducat, attribue son vopge d’Italie'aux reproches que son collègue lui fit de ses excès. Après avoir couru deux ans en Italie& en Allemagne, & en avoir tiré plusieurs sommes, il revint à Ténedos. II y RencontraGateiuzzio Noble Génois, avec deux Galères, L ils firent voile pour Constantinople. Co®'me le vent étoit fort, les Génois feignant d.’être en danger, les Soldats de la Garni so®ouvrirent une, porte pour les assister; Valeniogue fit entrer alors cinq cens hommes, L ceuX-ci donnerent entrée à deux-milie autres, desone qu’ik se rendirent maîtres de la ville?«jue Çantacazene ternit d’abord.