4 U HIST. DE L’EMPIRE OTHOMAN. Liv. XVIíE Ceiap. V.
ï,pi. gués de ceux de ce Prince, chargés de témoigner k Timur qa il se soumît”
6 1 iW * l coit à ses volontés. Les . Envoyés qui étoient allés trouver Musulman Che- 'lebì arrivèrent aussi avec Sheik Ramadan ; Premier Ministre de Bajazet ScGrand Cadi de l’Empìre, chargé Tune Lettre de Musulman s par laquelle iltémoignait à Timur fa reconnaissance des bontés qu’-il avoir, pour son pere,& qu’il étoit prêt à se rendre à sa’Cour dès qu’il le.lui ordonneroit.
Ruine de Timur apprit ensuite qu’il y avoit sur le bord de la mer deux places très- 'Smyrne, fortes, nommées Ezmir ou Smyrne, l’une habitée par des Musulmans & l'au- 'tre par dés Chrétiens. Son zele pour fa Religion rengagea à venir assiégerla féconde (*), & il la prit en quatorze jours, non fans beaucoup de peine, carelle étoit extrêmement, forte, bâtie de pierres.de taille à chaux & à ciment; 'Amurath I. l'avoit . attaquée plusieurs fois íans succès, & Bajazet lui-même-’l’avoit tenue sept ans assiégée sans rien avancer. Les Tartares pour attaquer '}â place dû côté de la mer aussi bien que du côté de. terre, firent de grands- ;échaffâuds à trois pieds dans le milieu de seau & proche les uns des autres, -fur lesquels on jetta des planches-; des deux côtés du Château jusqu’au lieu -où les pieds des trépieds arrivoient à terre ; ils firent un chemin uni, & ar-,més de leurs boucliers ils monterent fur ces éehaffauds, & donnerent des as-sauts au Château: d’ailleurs, comme par-là le chemin étoit fermé du côté de -lá mer (j), il fut impossible de donner, du secours aux assiégés qui se dé-féndóient courageusement', ne cessant de faire pleuvoir furies assiegeansdes :fléchés, des pots de naphte, des feux & des pierres. - Cependant les en- 'nemis battaient- & sappoient les murailles &.les tours;'quand ellés furencminées lés Tartares mirent le feu aux appuis, & les murailles s’abîmerenttout d'un coup. Ils entrerent dans la place l’épée à la main, &. firent passerles habitans au fil de l’épée ; il n’y en eut qu’un petit nombre qui se sauvè-rent à la nage à bord des Vaisseaux (f). On rasa leurs maisons. Ceux des 'villes dePhocée éviterent le même. fort en se soumettant à payer tribut.(§). ■■
Dans
(*} Ducas dit que c’étoit une petite ville, que les Chevaliers de Rhodes avoient fortifiée-du teins d’/ímir, & que les habitans la croyoient imprenable ,parceque Bajazet avoit été ;contraint d’en changer le siégé en blocus, M
(fj Le même Historien rapporte, que Tamerlm boucha le port, en ordonnant quecha- 1que Soldat d’une partie de son armée jettât.une pierre à son embouchure, desorte qu’en 1une heure ou deux le port fút fermé; si les aflìégés n’eussent mis d’abord leurs Vaisseaux' •en mer ils eussent été brûlés par les ennemis.
(j) Les Chevaliers de Rhodes se retirerent d’abord dans b Citadelle, & ensuite fur les- :Galères, qui en étoient proche. Les Chrétiens qui s’étoient réfugiés dans la place se jet- 'toient dans la mer avec leurs femmes & leurs enfans, & les uns Rattachant au gouvernail,les autres aux ramesdemandoient à grands cris qu’on les prît à bord. Mais au-lteu deles recevoir les Chevaliers ies repoussèrent avec des crocs, les laissant à demi morts ,firent voile. Les Scythes en.prirent plus de mille, qu’ils menerent à Tamerlm ; il com"manda de Leur couper la tête,.& de.bâtir une tour-composée de. leurs têtes, & de pier-res. Oucas, Cb. XVII.
(5) Les deux Phhcíes, don t la nouvelle obéissoit aux Génois, & í'ancienne au Prin-ce de Lesbos, envoyerent à tems des Ambassadeurs à Tamerlm , qui reçut leurs présent .â fit la paix avec elles. Ayant ensuite envoyé son petit-siis pour reconnìaître l’étatát l 3 'force !e ces deux places , le Prince de Lesbos vint le recevoir suruiie Galere, & aprèsravoir magnifiquement régalé, & lui avoir donné toutes ■sortes'de divertissemens, ille r® 13 - 'voya avec de.riches présens, Ducas, Cil XVíí.