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855 -
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Son Porttait.
Ses Fils,
4 Sd HIST. DE L’EMPÏRE OTIIOMAN IjiVí XWII. Chap. VII.
- têtei & ayant été transporté dans son Palais,.il mourut trois, joursaprès (*%
- le second de Février, laissant des trésors immenses à son successeur (cì).
Suivant les Historiens Turcs il mourut fan 855 de í'Hégire, un Lundiseptième du mois Moharrem, après une courte indisposition. D vécut qua-rante-neuf ans, & en régna trente, six mois & huit jours.
ssétoit un Prince également juste & vaillant, qui avoit lame grande : ilétoit laborieux patient ^.habile & religieux, charitable & clément: Ì1 ai-ma & encouragea les Arts & les Sciences. Bon Empereur & grand Géné-ral. Peu dé Capitaines ont remporté plus. de victoires que lui. Belgradeest la feule place contre laquelle il ait échoué. Son premier foin, après avoirconquis quelque place, étoit d’y construire un Jami, une Mosquée, un Ima-ret, un Medreseh & un Khan. II donnoit tous les ans mille filuri de gra-tification aux Erladi resul allah (f), & il en envoyoit deux-mille-cinq-censaux Moines de la Mecque, de Médine & de Kud Sharif ou Jérusalem (í).
Dutas dit qu ’Amurath mourut d’uiie mort douce & tranquille, qui fut Urécompense de la bonté de son naturel & de sa tendresse envers les pau-vres: qu il avoit observé très - religieusement les Traités qu’il avoit faits ,tant avec les Mahométans qu’avec les Chrétiens, au-lieu que quelques Chré-tiens n’ont pas eu hont-e de les violer: qu’il faut avouer que ce Prince n ajamais lâché'la bride à fa colere, & qu’il s’est toujours modéré au milieude ses plus grandes prospérités: qu’iim’a jamais souhaitté d’exterminer lesNations, ní refisse la paix aux vaincus qui l’ont demandée (c).
Mahomet , faîne de ses fils., lui succéda. Jlaoddin , Hajj'an, Orchan &Ahmed, quatre autres de ses fils, moururent de maladie du vivant de leurpere (d).
C H A-
O) Dueas, Ctí. XXXIII. Ducas, Ctí. XXXIII.
(S) Cantimir, T. X. p. 266, 267. O) Canumtr. p. 267.
(*) Chdlctmdyleàk qu’il mourut d’apoplexie dans un festin, pour avoir bu trop devin.L. VII. Ch. 11.
(f) C’est-à-dire les fils da Prophète de Dieu, proprement appellés Amirs, Emirs ou Sei-gneurs , & descendus de Fatime fille de Mahomet. Autrefois semblables aux Lévites desHébreux, ils étoient destinés au culte de Dieu. Us font à-présent répandus par tout l’Em-pire, & on les recoimoît à un Turban verd. On remarque au sujet de cette race, queces Emirs jufqu’à quarante ans se distinguent par ía science 6e la sagesse, & qu’après cet âge,s’ilsne deviennent pas tout-à-fait fous, on volt en eux, des marques visibles de stupidité;de-là vient que quand les Turcs parlent d’une personne stupide, ils disent Amir SoydurÁ}est dé lá face ttes (Emirs, bien-qu’ils regardent ce phénomène comme une inspiration ài-vine, & y attachent la preuve de la naissance & de la sainteté originelle de cesmirs» Cantimir,