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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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40g IÏIST, DE L’EMPIRE OTIîOMAN. Lrv. XVIII. Chap. VTH.Section d’échelles pour les appliquer aux murailles, pendant que le Sultan une verge;

l. de fer à la main chassoit les soldats vers la muraille, tantôt avec des caresses,,Justu'à la tantôt avec des menaces»

Constat*. Les assiégés se dëfendoient vaillamment. L’Empereur & JuJlimanïc om-íinople. battoient à la tête de leurs gens ; mais fur le soir cet incomparable Capital-

- ne 5 ce t illustre Héros reçut au dehors de la main un coup de baie qui lui

Belle di- p er ça le gantelet, bienqu’il fût d’une auffi bonne trempe que les armes,fcnse. d’Achille. Ne pouvant supporter la douleur qu’il ressentoit, il pria l'Em-pereur de tenir ferme, pendant qu’il iroit se faire panser dans un VaisseauCependant les Turcs couverts de leurs boucliers s’approchèrent des murail-les, & firent tous leurs efforts pour y appliquer les échelles; mais ils nepurent y réussr par la prodigieuse quantité de pierres que les assiégés jette-ront d u haut des murailles.

Z« Turcs Pendant que l’Empereur gard'oit la breche, cinquante esclaves dé Maìto-enireni" mt s ’étant apperçus qu’une porte fous terre du Palais par laquelle les Grecsî'por'e't & faifoient sûrement des sorties, étoit ouverte, ils s’y jetteront, monterentl’Empe- fur les murailles, & taillèrent en pieces ceux qui les dëfendoient, defortercur est que les ennemis n’eurent plus de peine d’appliquer leurs échelles & de mon-îuL ter. L’Empereur & ceux qui combattoient fous lui ne s’apperçurent pointde ce malheur, pareequ’ils étoient fort éloignés de l’endroit par où les Turcsétoient entrés ; quand ils sentirent qu’on tiroit sur eux du haut des murail-les, & qu’ils reconnurent que c’étoient les ennemis qui y étoient mon-tés , ils íe jetteront en désordre dans la ville (f) ; mais comme la portede Carsias étoit fort étroite, il y en eut un grand nombre d'écrasés t dès-que les Turcs s’apperçurent de leur fuite, ils les poursuivirent avec un grand,eri, & massacrèrent tout ce qui se présenta devant eux (s)„. Ce fut. alors

que.

(*) Jullminni étant blessé à la main> íe retira pour se faire panser; les Génois s’ima.ginant qu’il les abandonnoit, quittèrent leur poste; l’Empereur s’en étant apperçu y ac-courut,. & demanda à Jtistinìani où il alloit; à quoi il répondit, Là où Dieu a ouvert unpajsage aux Turcs. Allons donc, dit l’Empereur à ceux qui étoient autour de lui, ache-ver de faire notre d-voir contre ces maudits & détestables chiens; mais comme les Turcsarrivoienc déja à grosses troupes, Cantacuzene fut tué, & l’Empereur blessé àTépaule.Qmicondste. L. VIII. Ch, 6. ,

Q) Pour bien entendre ceci, il faut savoir que jusques-là on n’àvoit combattu que:fur ia hreche qui étoit au mur extérieur , & qu’iis se retiroient dans la ville par le murintérieur.

(!) Les Turcs qui entroient par grosses troupes blessèrent I’Empereur à l’épaule, & le.'poussèrent avec les siens jusqu’à la seconde enceinte , où le reste des Grecs se défendoientencore à coups de dards, de fléchés,. & de grosses'pierres, qu’ils lançoient du haut dti’rempart fur les ennemis qui oioient en approcher. Mais quand ils virent que les Génois,fur lesquels ils fondoient leurs plus grandes espérances, fuyoient, & que l’Empc-reur étoit-forcé de reculer ayant à dos une infinité de Turcs qui Ie pressoient, ils perdirent cou?rage, &.se mirent à. fuir vers la Porte Romaine avec tant de désordre & de confusion,-qu ils la bouchèrent. Iìn .abandonnant ainsi la seconde muraille, où il y avoit plusieursbreches, ils hissèrent auxjanissiir.es la liberté d’entrer. Ausiitôt que ceux qui combat-taient à l’autre bout Rapprirentils se mirent à fuir vers le Port», pour fe jetter dans les-Vaistèaiix Vénitiens & Génois, mais la foule y fut si' grande, que la plupart se noyèrent,-& les Vaisseau:: se trouvèrent si surchargés qu’il y en eut quelques - uns oui coulèrent »=fond, Çìuikondjk, L, VIM, Ch. 6»