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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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^ : 53 o HIST. DE L’EMPIRE OTÍIOMAN. Liv. XVIII. Chap.VIU.Section mes de pied fous le commandement de Balibanus Budcra, Epirote de.nais*IV. ^ sance, mais élevé dans -h Mahométisme, & qui à la prise de Constantino-Gutn-es pie avoit le premier monté sur la muraille. Ce Général étant arrivé à AI-contre ekrie sur les frontières d’Epife, tenta de surprendre Scanderbeg , qui étoitSeander- cam p£ àns le voisinage avec peu de Troupes ; mais ayant manqué foucmtre ki coup, d s’avança vers une montagne escarpée, qui. enferme une partie deVénitiens, la vallée de Valcal, où ce Prince étoit campé alors avec quatre-mille, chevaux— & quinze-mille hommes de pied; à l’approche du Turc il se retira sur unemontagne qu’isavoit à dos. Balibanus, qui prit cette retraite pour une fui-te , avança en diligence pour l’attaquer, mais après un combat, où la vic-toire fut longtems en suspens, il fut mis en déroute. Quelques-uns des prin-cipaux Officiers de Scanderbeg ayant poursuivi les ennemis plus loin queleurs ordres ne portoient, se trouvèrent enveloppés, & après, s’etre dé-fendus en désespérés, furent faits prisonniers. De ce nombre étoient Moy-se Galanus , Musache, Giniza , Perht & d’autres. On les envoya tous à Constan-tinople: Scanderbeg j dépêcha un Ambassadeur pour demander leur liberté,mais le Sultan ne voulut entendre parler ni d'échange ni de rançon; &après les avoir accablés d’outrages, les fit écorcher tout vifs, & ils vécu-rent quinze jours dans ce cruel état.

Seconde ■ Balibanus , ayant corrompu les Vedettes de Scanderbeg , l’auroit surprisdéfaire, dans son camp à Oroniquée, si ce Prince, qui étoit toujours alerte, n’eûtau cœur de la nuit reconnu d’assez loin les ennemis au bruit de leurs che-vaux. 11 rangea promptement son armée en ordre de bataille, & reçut lesTurcs si chaudement, que la plus grande partie furent tués, le Général &les autres ne s’étant sauvés qu avec peine. Balibanus, voyant que la ruse neréuffissoit point , & ayant reçu un renfort de qúatorze-miUe Chevaux & detrois-mille Fantassins, marcha vers la grande plaine de Sphétisgrade, pourlivrer bataille à Scanderbeg ; ce Prince qui n’avoit alors que huit-mille che-vaux & quinze-cens hommes d’Infanterie fit des prodiges. Dans Faction soncheval ayant été tué, il fut froissé de lá chiite, desorte que les Turcs ac-coururent en foule pour le tuer, mais ses soldats le dégagèrent; & quelquesmomens après il tua Soìiman un des premiers Officiers des Tu-rcs, ce quiles mit en fuite ; les vainqueurs les poursuivirent, & en firent un grandcarnage , desorte que très-peu se sauvèrent ; Balibanus f ut du nombre.Troisième A son retour à Constantinople, ce Général attribua ces mauvais succèsviâoire. au péu de forces qu'il avoit eues;L ayant sollicité un plus puissant Corps,•on le fit partir pour i’Epire à la tête de quarante-mille hommes. II prit d’a-bord vingt-mille chevaux & quatre mille hommes de pied, avec lesquels ilmarcha par le plus court chemin, laissant Takus Arnaud , nommé auffi 'Jaques ïEpirote, avec seize - mille hommes , pour prendre une autre rou-te, afin de mettre ainsi Scanderbeg entre deux feux. Balibanus étant arrivé. à la vallée de Valcal, Scanderbeg , qui avoit huit-mille chevaux <St quatre

mille hommes de pied, marcha à lui. II auroit bien voulu attendre l’arrivéede Jaques, mais ses soldats étant impatiens d’en venir aux mains, factions’engagea, & fut très-vive : au milieu du combat., la Garnison de CroysL arriva-au secours des Epirotes, les Turcs furent mis en. déroute & taillés en

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