MAHOMET II. S E I 3 TI Ë M E SULTAN. 535 '.n
prisonnier, il l’envoya chargé déchaînés au Sultan. Uzun Hassan -piqué Sjìctiohde ce revers & résolu dè s’en venger, se mit en campagne Tannée suivante, ^V.
& entra dans le P :ys des Turcs à la tête d’une nombreuse armée. Mahomet , c ssss e eSqui avoit prévu cette invasion, passa en Asie, & joignit les Perses à P a- scander-yas (* * * (§) ) ; on en vint aux mains, & la victoire fut longtems douteuse ; à la beg &fin Mustapha , fils aine du Sultan, qui commandoit Taile gauche des Turcs, s"àiàsrencontra Zeynó'ddin, fils S Uzun Hassan ., qui conduisoit Taile droite des v nuePerses.; les deux Princes s’attaquerent fièrement l’un Tautre, & après s’êtreporté quelques coups Mustapha renve ria Zeynó’ddin de son cheval, & le per-ça avant qu’il píst se relever. L’aile droite ayant alors pris la fuite, les Turcsfondirent avec furie fur la gauche, & à la fin la firent plier & Tobligerentàtourner le dos. Uzun Piaf an s’échappa avec peu de frite (u).
Suivant les Histo riens Chrétiens (f), les deux armées étoient chacune detrois-cens vingt-mille hommes, & les Turcs én ayant perdu quarante-miiledans une premiere rencontre, le Sultan jugea à propos de fortifier son campd’une tranchée de chariots & d’artillerie. .Les Perses, enflés de leur pre-mier succès, vinrent hardiment Tattaquer ; mais leurs chevaux, effrayés dubruit du canon, auquel ils n étoient pas accoutumés, fe mirent en désor-dre. Mahomet , qui s’en apperçut, tomba fur eux avec la Cavalerie, &après un combat opiniâtre |es mit en déroute. Mais quoique Thonneur dela victoire & le camp ennemi restassent aux Turcs, on estima leur pertele double de celle des Perses (b).
Les chemins étant trop peu praticables pour poursuivre les ennemis, Ma- Conquêtehomet aifiegea Iìara Ustar Sharki (j), qui ne résista pas longtems ; après deVaikk.quoi il s’en retourna avec une partie de son armée, & laissa Tautre' sous leCommandement de Giedyk ■■ìhmed Pacha (§), qui fe rendit maître d’Ermè-nak & de Zilifke, & soumit-toute la Province de Varfak (**).
L’année suivante le même Général st t j enleva aux Génois Kicffe ou Cas- Prise de
Gaffa.
G) Caniìmir, T. II. p. 25, 25. (st Ricaut , l.c.
(*) Ville de grand commerce dans la Paphlagonîe. Cantìmir. Nous n’en connoiflonspoint de ce nom, dans-cette partie de l’Afle Mineure, mais il y a un Port nommé l’ayasowJìay n fur la côte méridionale de la Baye de .'•canderûn ou Alexandrette. Peut-être faut-il lire Ayas, qui est un peu à l’Ouëst d’Enguri ou Ancyre.
. (fi Us disent auíîì (yi'Uztm Ua(fan déclara la guerre à Mahomet ,'tmt à la sollicitationdes Princes Chrétiens, que pour faire valoir ses prétentions fur i’Empire de Trébiïonde , .du chef de fa femme Despìnà Katun, fille de Calo-Jean ; il en eut, dit-on, une fille nomméeMarthe, qui fut mere de Shah tfimël Sos.
(f) Ville considérable de Paphlagonîe peu éloignée de Payas; c’est peut-être VArfPngades Anciens, dit Casimir , mais cela ne fe peut; car /lrfmga est ì’/lrfingan d’aujourd’buifur l’Eunhrate, qui est bien éloignée de la Paphlagonîe liara Hiftzr Sharki veut dir*
*Kara llìfs.r Orientale. II y auífi Kara Hiffar proche de Césarëe.
(§) Fameux Général & ensuite Grand Visir. On lui donna le nom de G'e lyk , pareequ’itavoit perdu une dent de devant; il donna son nom à un quartier de Constantinople. Can-tiwr. Les Historiens Chrétiens'disent qhe la paix se conclut (sabord après !a bataille'dont il a été parié, ce qui ruina toutes les espérances qu'on avoit de ce côté-là.
(**'> Le Prince Cmitimr croit que c’est la Paphlagonîe,riaisdit que Farfit-kilï estTanciennciPisidie. . '
(|t) Les Historiens Chrétiens rappellent Géduc Achmatcs , c’est-à-dire Cetluc A!m:dì
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