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22 (1764) L' histoire des découvertes, des conquêtes, et des établissemens des Hollandois, des Danois et des François dans les Indes orientales ...
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S EL IM I. NEUVIEME SULTAN. 569

Pacha ,qui fit reprendre courage aux Turcs,les Persans furent enfin défaits,S ect'ow& leur Général Carabek fut fait prisonnier ; Selim , après savoir accablé d’in- I.jures, le fit mourir. Us perdirent aussi toutes leurs tentes, & on trouva une Ce pif estdes femmes du Shah parmi les captives. _ . _ J %f m

Après cette victoire, qui coûta beaucoup au Sultan, il resta à Koy ; mais Guerrela nouvelle en étant parvenue à Tauris, Ismaël en partit fur le champ fui- /Egypte,vi de ceux qui s’étoient sauvés, avec tous ses trésors, & prit la route de —Casbin, pour mettre de nouvelles Troupes fur pied. Les habitans de Tau-ris, se voyant abandonnés aux Turcs, envoyerent deux Ambassadeurs char-gés de présens à Selim : ce Monarque fe rendit dans cette ville, y choisitsept-cens familles de personnes de toutes sortes d’arts & de métiers, & lesenvoya à Constantinople. Comme les vivres commençoient à manquer dansson armée, & qu’il appréhendoit que les Persans ne revinssent l’attaqueravec de plus grandes forces, il né s’arrêta à Tauris que trois jours. En s’enretournant il souffrit beaucoup de la disette & parles attaques des Géorgiens;il arriva cependant sain & sauf à Amasie (a).

Cette expédition fit connoître à Selim , que le climat froid & montagneux Conquêtesdes frontières de Perse demandoit qu’on entrât de bonne heure en «impa- Selim.gne. Ainsi au retour du Printems de fan 921, il partit d’Amasie, & a- nnrvant que les Perses fussent fur leurs gardes (*) il leur enleva Giumah &Bayburud (f). II détacha ensuite une partie de son armée & fenvoya sousle commandement de Ferhad Pacha, contre Alaidakt fils de Zuolcadir (j.),qu’on soupçonnait d’être dans le parti des Persans. Ferhad surprit ce Princequi ne fattendoit pas, & ayant battu ses Troupes lui coupa la téte. / Selimdonna son Pays à Ali Beg (§) fils de Shah Suvar , pour récompense de sesservices, à condition qú’il feroit prier publiquement pour lui. Vers la finde Tannée il retourna à Constantinople (L).

Les Historiens Chrétiens rapportent la guerre dont nous venons de par- Hgoureu-ler, d’une maniéré plus circonstanciée que les Turcs. Voici ce qu’ils nous fe défenseapprennent. Sur le bruit de la marche de Selim , Aìaidulet mena la Cavale -^Alsidurrie, qui consistoit en quinze-mille hommes, dans une grande vallée, A posta 'son Infanterie, qui étoit fort nombreuse, fur les montagnes à droite & àgauche. Dans cette position il attendit le Sultan de pied ferme. Selim, comp-tant fur la supériorité de ses forces, ne balança point à attaquer Tennemi,

quoi-

(íî'i /.'ìngiolell. Vita & Fatti del Ufun Cas- Vol. II. p. 74 -sano. C. 18. in Ramupo , Collcct of Voyag. (L) Caniimir , T. II. p. i8Z, 184.

921.

ISIS-

(*) Anzibledu dit qu’il détacha une partie de son armée sous Scander, qui prit Tanlagrande ville de Persans, où il y avoit cent-cinquante-mille habitans. D’autres parlent delíìamaíìc, ville forte fur i’Eupbrate, ce qui est peut-être une méprise pour líanwk, qui estenviron à vingt-un milles au Midi d'Arfingan, &qu e Selim prit dans cette expédition, selonl’Auteur Turc suivi par Lcunclavius. \

(tl Ou plutôt Bayburd ou beihurt , ville à moitié chemin entre Trébisonde &Erzerum.

Les Annales des Sultans disent qu 'Alaulukt^ étoit Prince de la Province de Dhu'lga-dir ou Zuolcadir, comme l'on peut prononcer, bien-que l’orthographe soit la même.

(§) L’un des Grands de Perse qui se réfugièrent auprès de Selim : c’est un exemple quimontre combien les Turcs font jaioux de la tonne foi, Car.limir,

lomé VIII. Cccc