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24 (1765) L' histoire de l'Afrique; la description générale de ce pays, celle des Isles; l'histoire de l'Abissinie, celle des royaumes qui y confinent; des principaux royaumes de la côte de Zanguebar, de Sofala; des empires de Monomotapa, et de Monoemugi
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2g DESCRIPTION GÉNÉRALE

Section couteaux, des cizeaux, des rasoirs & autre coutellerie , des aiguillés, des'I. épingles, des rubans, des dagues, des boucles doreille, des bracelets, de pe-»Dsscrip- tites sonnettes, & autres merceries pour la parure des Femmes , íur-tout^raJtfut à pstits miroirs communs, des grains de rasade, & une infinité dautresbagatelles de toutes sortes de couleurs & de figures, que les Maures aussi-que. bien que les Arabes aiment passionnément, & pour lesquelles ils troquent- avidement leurs plus précieuses marchandises; fans parler de seau-de-vie &

des autres liqueurs distillées, pour lesquelles ils ont une telle passion, quilsdonneront un de leurs enfans pour un gallon ou deux deau - de-vie (a).D'ifHtìâion Jusques ici nous avons touché les principaux articles qui regardent les Na-cntre turels dAfrique, auxquels,à Fexemple des autres Auteurs qui en ont parlé,Maures nous avons donné fréquemment le nom de Màurcs, parceque nous les regar-ra es. ( | ons ^ês-vraisemblablement, sinon certainement, comme les descendansdes anciens habitans des deux Mauritanies, dont nous avons parlé succinte-ment ailleurs (b) ; & pour les distinguer des Arabes ou Sarrasins, qui inon-dèrent les parties orientales de s Afrique vers le milieu du septième siecle,& pouffèrent leurs conquêtes avec la rapidité dun torrent jusquaux extré-mités les plus reculées des Côtes Occidentales ; mais depuis ils se sont tel-lement confondus les uns avec les autres, & ont fait un tel mélange deMœurs & de Coutumes, suivant que les uns ou les autres ont eu le dessus,quil nest pas aisé de les distinguer, bien-quentre eux ils se connoissent par-faitement. Delà vient quil y a des Arabes qui ont renopeé à leur vie erran-te pour sétablir dans des villes & des villages, tandis que les Maures ontrenoncé à la vie sédentaire pour errer de côté & d'autre, comme ils fontencore. Delà vient aussi, que plusieurs de nos Ecrivains qui traitent delAfrìque, ne mettent dautre différence entre les Arabes & les Maures. quecelle qui résulte de leur origine Africaine, supposant quils sont égalementdextraction Sarasine, & par- les Africains naturels se perdent & sont con-fondus sous les deux noms. A quoi il faut ajouter, que par Maure les Au-teurs entendent communément un Mahométan , & se faire Maure sest lefaire Mahométan (*), quel que lon ait été auparavant. II est vrai que lesArabes sont les premiers qui ont introduit leMahométifme en Afrique;maisil feroit absurde de supposer quils eussent pu réussir à exterminer tous lesanciens habitans, si ceux - ci avoient voulu sy opposer, ce qui nest nulle-ment vraisemblable. En ce cas- il leroit plus naturel de penser, quun grandnombre dentre eux auroient tâché, comme cela leur étoit aisé, de se sau-ver par la fuite, & de chercher une retraite dans les vastes chaînes de Mon-tagnes

(a) V. Léo Afrki Grammage, Sanut. Mar- (b) Hist. Univ. T. XII.viol, & c-

(*) On rapporte de Mule y hmael, ce Roi de Maroc si sanguinaire, que lorfquon me-na devant lui deux Esclaves Chrétiens futigifs, il leur présenta sa lance , en leur criantMaure , cest-à-dire, faites-vous Mahométans ; à quoi lun répondit sur le champ MaureSidy, je veux chanter Seigneur. Lautre au contraire se découvrit lestomac, & lui dit,percez Seigneur, car je fuis Chrétien ; sur quoi !e Roi jetta sa lance par terre , en disant,ce Chien de Ch/etien a besoin de mn pout ne pas aller en Enfer , & tourna bride. II faîsoitallusion à un préjugé généralement reçu parmi ses sujets, que ceux qui mouroient. de famain alloient tout droit en Paradis. _ \

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