25 ? HISTOIRE DES ISLES
d’Ivourhon & de Saca ont les mêmes coutumes, & font adonnes comme emt
à ces superstitions ; ceux de Matatane leur vendent des billets.
Hahiians. Les Peuples de cette Province font partagés en deux classes; les Zafecasi-mambous ,qui font les principaux, & les Zafferahminas ; les uns & les autres,mais fur-tout les premiers, font plus laids que les autres Blancs, les Zafecasi-mambous font tous Ombiasses ou Docteurs. Ils ont tellement abbaissé lesZafferahminas, que ceux-ci ne font guere autre chose que leurs Esclaves. IIY a environ cent ans, qu’ayant voulu faire les maîtres ils furent tous mas-sacrés , à la réserve des femmes & des enfans, à qui. les Zafecasimambousdonnerent des terres dans certaines Isles, qu’ils cultivent & où. ils élèvent dubétail : on les appelle Ontampajffmaci , ce qui signifie gens des fables de laMecque, parcequ’ils font originaires d’Arabie. II y a. environ deux-cens ansque les Zafecasimambous vinrent dans l’Isle avec de grands canots , étantenvoyés, dssoient-ils, par le Calife de la Mecque pour instruire les Insulai-res dans la Loi de Mahomet. Leur Chef épousa une Noire, à condition quesous les enfans qui naïtroient de ce mariage s’appelleroient Zafecasimam-bòus, du nom de leur pere, contre la coutume de la partie méridionale del’Isle, où les enfans portent le nom de leur mere ; ce qui fe pratique auílîdans le Pays de Machicore. Les Zafecasimambous s’étant fort multipliés,ont établi des Ecoles dans tous les villages, & apprennent à lire & à écrire enArabe. Ils dominent à-préfent fur les autres Blancs, comme fur les Ontam-passemaci, & ont seuls le privilège de tuer les bestiaux.. Les Ontampasse»maci font fort adroits à la pêche, qui fait leur principale occupation.
RivJeies. . Outre la Matatane , il y a dans cette Province plusieurs autres rivièresvers le Nord, telles font, Manghasiouts, Manangcare, Mananhare,. Itin,Itapoulobei, Itapoulosirire , Itapauìomainthiranou, Fanara, Lomahoric ouMorambei, & Mantaraven. La riviere de Manghasiouts ou Manghasies est:médiocre, & à environ trois lieues de celle de Matatane. Les François y.avoient formé une habitation, mais les rochers & les bancs en rendent lanavigation, .dangereuse. Le Manangcare , quatre lieues plus loin, n’est pasplus considérable. Le Manangcare ,nom qui signifie abondance de vivres, estfort poisibnneux. L 'Itin à demi-lieue delà n’est qu’un petit étang.. L 'Lapon*lobei, f Itapoulosirire & Y Itapulaomaìnthiranon , font trois petites rivières à:deux lieues fune de l’autre , qui ont leurs sources dans les montagnes voisi-nes. Le Fanora , à deux lieues de l’Itapaulomainthiranou est. plus grand, &peut porter des barques. Les Blancs Manouffi .habitent le long de. fes bords.Elle vient des montagnes qui font au couchant, entre Eringdrane & Mata-tane. Lomahoric ou Morambei est une grande riviere, à trois petites lieuesdu Fanora, qui vient du haut pays, situé à six ou sept lieues à fOuè'st. Man-taravcn n’est qu’une petite riviere, à environ six lieues de Morambei.,
Antarare. Au Nord de Matatane est la Contrée d'Antavarc, au vingt-unieme degrétrente minutes de Latitude Méridionale, elle confine à la Province&au Capde Manouffi, & est arrosée en grande partie par le Mananzari ; cette rivie-re vient des montagnes d’Ambohitfmene, ou montagnes rouges, situéesáenviron douze lieues de-là auNord & à f Ouest,& elle court au Sud-Est &.àl’£st.
Manouffi. La Province de Manouffi s’étend depuis le Cap Manouffi & le Mananzari,jufqu’à la riviere de Mananghourou, qui est quinze lieues plus vers Je Nord,,
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