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couvert derriere une petite Iíle; mais elle est fort dangereuse à cause desrochers qui font fous l’eau, & de la-violente agitation de la mer. II y a fur 'la Côte de Galemboule un village, qui s’appelle Racfimelonc , & auquel lesMatelots François donnoient le nom de Saint Matthieu A environ trois,lieues de Galemboule, à F extrémité ^e la Baye, la riviere de Mananghourou,qui peut porter des. Barques, fe jette dans la mer.
On dit qu’il y a une petite Isle nommée Amboulhoíìì, & que d’une,de$montagnes de. la Contrée d’Ansianach il vient une autre riviere du mêmenom,, qui court à f Ouest & fé jette dans une grande Baye, que. les Insulai-res de Comorre fréquentent.
Mvìcm. Le Mananghourou , qui, a son cours de l’Occident à FOrient vers la mer, fepartage en quatre branches-proche de son embouchure ; sune conserve sonnom ; l’autre s’appelìe Mananfatran, r & est à. trois lieues de la premiere ; latroisième se. nomma Marinbou , & est à trois lieues de Mananíàtran ; elle n’apoint d’embouchure, & est vis - à - vis de l’íste de. Nosti Ibrahim ou SainteMarie. Simiame, c’est le nom de la quatrième branche, est à trois lieues deMarinbou; c’est une grande riviere, qui se jette dans la mer; elle a. toujours-sept ou huit pieds d’eau à son embouchure, & les barques peuvent la remon-ter pendant six ou sept lieues. Le Mamnghare est vis-à-vis de la pointe sep-tentrionale de Fille de Sainte Marie, & de la pointe méridionale de la Bayed’Antongil.. C’est une belle riviere qui se décharge dans la mer, L peut por-ter des barques à son entrée..
An -su - Le long de la Côte Occidentale íe trouve le Pays d’ Jndoimuche, ainsi'
wuche. nommé à cause, de plusieurs grandes Bayes voisines ; de. ce nombre est la Bayed’Antongil, que les habitans du-Pays appellòient Manghabei‘,e\\e.eStm quin-zième degré de Latitude, s’étend vers leNord,&aenviron six.lieues de lar-ge. Au bout de cette Baye il y a une Iíle fort élevée au-dessus de seau, oail, n’y a. de terreur uni- que le rivage'. Elle a environ deux lieues de circuit,,est couverte d’une belle verdure, & abonde en vivres; on v.trouve de bon-ne tau , des poules, du miel& des bananes, desorte que les Vaisseaux s’ypeuvent agréablement rafraîchir. Au milieu-, en entrant dans la Baye il y a.du côté du Nord-Est quelques écueils avec trois à. quatre Istots,. dont les u*ns-produisent du riz, & les autres des bois.
Villages. A moitié chemin de la Baye, il y a fur la Côte du.Nord trois villages fortpeuplés,, outre plusieurs autres jusqu’à. une riviere qui coprt au Nord; carplusieurs rivières, fe jettent dans cette Baye. Au-delà une autre.grande ri-viere se divise en deux bras, dont Fun. prend son cours.au Nord, &. l’autreà F Ouest, & qui forment une Iíle.. Sur le côté du Nord, de la Baye, on voltun gros bourg, que les-Portugais appellent St. Ange la , environné de fortespalissades.. Du côté gauche de Fentrée est un autre bourg, que les ITolian-dois, à leur premier voyage aux Indes , en 1595 , nommèrent Spakenburg ,,qui a environ cent-quatrevingt maisons.. A sOuëst-Sud -Ouest de í’Isle, dontpn a parlé, coule une autre riviere, fur le bord de laquelle.il y a un village.
La Côte de Galemboule est couverte Fespace de deux lieues de grands ar-bres, & l’intérieur des terres est rempli de Bambous,qui font une eípece de.gros roseaux- qu’on appelle Bambu-Voulou.
Tsrmr.., Le terroir y est très-hon & gras, & nullement sujet à la sécheresse, à:
cauíé-'