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24 (1765) L' histoire de l'Afrique; la description générale de ce pays, celle des Isles; l'histoire de l'Abissinie, celle des royaumes qui y confinent; des principaux royaumes de la côte de Zanguebar, de Sofala; des empires de Monomotapa, et de Monoemugi
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D E LAFRIQ U E. Liv. XX. Ciiap. IV. 26Fqui sappelloit Rabecm , quoiquils lui enflent rendu fer vice,.en tuant dans ungombat un autre Seigneur, qui étoìt son ennemi juré.

Les Européens nont guere de connoiflance du Pays qui est au-delà dela Baye dAntongil jusqu'à la pointe du Nord. On connoît seulement uneContrée qui se nomme Vohemaro , & dans les Cartes marines des Portugais Boa-tnartii On y cultive le riz comme dans le Canton de Galemboule. Un Orfè-vre dAnoffi, dont les ancêtres étoient originaires de Vohemaro, a déclaré"quon y trouve beaucoup dor,& lon prétend que tous les Orfèvres dAnof-si en font originaires. Sur la Côte Orientale de ce Pays est une Baye , autreizième degré de Latitude, qui porte Je nom de Vohemaro. Depuis laBaye dAntongil jufquà lextrémité de Fille au Nord-Est quon appelle, leGap Natal, la Côte court droit au Nord. II reste encore à faire la descrip-tion de la Côte & du Pays depuis lembouchure de la Franchere, en tirant àlOuëst & au Nord; car la Côte tourne ainíi en rond juíquà la riviere & laBaye de Jonghelahe (que les Européens appellent St. Augustin) & la riviereMansiatra.

Depuis lembouchure de la Franchere jusquau Cap Moncale, il y a un Côte âé?terrein sablonneux de quatre lieues ; -& depuis le Cap Moncale jufquà la Ca ~ a *Baye Ranoufoutchi ou Baye des Dallions, il y a deux lieues. II y a le long node cette Côte sablonneuse quelques Bois entre deux étangs ou lacs, quonappelle Ambmue. Sur les bords de ces lacs vers lintérieur des terres il croîtbeaucoup daloé , quon nomme- Tetech. Mozambique est entre le CapMoncale & la Baye de Ranoufoutchi. Le principal village de Ranoufoutchiporte le nom d 'Italie. Lentrée de cette Baye est bonne pour des barques,mais de grands Vaiíïeaux ne peuvent y pafler ; elle est exposée aux ventsde Sud-Est & de Sud , les plus dangereux dans ce Pays, & accompagnés-ordinairement de tonnerre & dorage.

A cinq lieues de la Baye de Ranoufoutchi est la riviere de Mandrerei, yayant entre deux des étangs, que lon appelle Anghonghs , lon fait unegrande quantité de sel fans beaucoup de peine. Ce Canton ne produit pointde riz, à cause que le terroir est trop sablonneux ; mais on y cultive beau-coup de coton, & on tire quantité dhuile dune plante nommée Rìcîmis ;qui est bonne pour divers maux , & propre à en oindre les cheveux & latete. II y a environ deux-cens ans que les Portugais avoient un-Etablisse-ment ou une habitation à la Baye de Ranoufoutchi, & un Commandant queles Naturels appelloient Macînorbei , nom quils avoient formé des mots MhSênor, quils entendoient dire aux Portugais, & de celui de Bei, qui en leurlangue signifie Seigneur.

La riviere de Mandrerei sépare la Province d '/Impaire au levant de celle Ampatre,de CarcanofiL Cette Province sétend vingt lieues de France le long laCôte, & elle a douze lieues de largeur depuis la-mer jusquà-Machicore (*).

On

(*) Gest vraisemblablement le Pays oíi Drury dît quil y a une grande disette deau 3& oìi les habitans & le bétail boivent de leau de rosée, dont on recueille tous les matins-huit ou dix gallons dans les champs. Gette eau est fort bonne étant fraîche, mais citesaigrit en un jour, & devient de mauvais goût (1).

(!.}, Drurj,^.- 71,