42 HISTOIRE DES HOTTENTOTS. Liv. XX. Chap. VIII.
S»orio.3 L’Oiseau que M. Ray nomme Phœnicoptenis , que les Portugais appellent
11 ; Flamingos & les François Flamand , est le plus beau des oiseaux que l’onmenïdes volt au Cap. II est gros comme un cigne, mais il a le cou encore plus long.Ho 11 an- II a le cou & la tête blancs comme la neige. Son bec est fort large, la par*dois au rie supérieure est crochue & beaucoup plus longue que l’inférieure, qui enCap ffg. revanche est considérablement plus épaisse & creuse ; la langue qui est grosse77*Fía- & grasse remplit exactement ce vuide. 11 a la pointe du bec noire, & le
Biand! reste est d’un bleu foncé , il est garni de petites dents fort aiguës. Les plu-mes de ses ailes font noires au bas, mais au - dessus elles fònt d’un rougeéclatant. Ses pieds ressemblent à ceux des oies; ses jambes font oranges,& deux fois aussi longues que celles des cicognes. Sa chair est faine &fort bonne.
Les Oies Outre les Oies domestiques, il y a trois sortes à'Oies sauvages ; les Oiessauvages, de montagne , les Jabotieres & les Oies d'eau. VOie de montagne est plusgrosse que celles de l’Europe. •Elle a les plumes des ailes & celles du som-met de la tête d’un verd très-beau & très-vif. Les Oies Jabotieres ont lejabot fort gros. Les Oies d’’eau font de la grosseur des nôtres , toute ladifférence qu’il y a, c’est que les oies aquatiques ont fur le dos une raiebrune mêlée de verd. Toutes ces diverses efpeces d’oies font très-bon-nes à manger.
le K n or- Le Knorhaan aussitôt qu’il apperçoit un homme, avertit les autres oiseauxh rum. & crie de toute sa force. Sa chair est assez bonne.
Les Cor- La chair des Corneilles de mer est très-délicieuse & très-estimée ; leursneilles de plumes font fort douces, on s’en sert beaucoup pour garnir des lits &mer. des oreillers.
/^Pélican, Le Pélican & le Malagos font de la grosseur d’une oie : la Mouette est unk Mala- oiseau fort nombreux au Cap ; leur œufs, qui font gros comme ceux desgos, _/ci cannes, font excellons; le blanc ne fe durcit point dans seau bouillante, ilJePin^in reste toujours comme une gelée. Le Pinguin est de la grosseur d’une oie, &e 1 ga fort gras,- fa chair sent si fort le poisson quelle n’eíc pas mangeable, maisses œufs font excellens, & on les regarde comme un beau présent.
Les Cor- U y a des Corbeaux absolument noirs, d’autres tout-à-fait gris, & unebeaux. troisième forte qui ale ventre blanc, la tête noire & blanche, & le restedu corps noir.
L’Autra- Les Autruches se trouvent en grand nombre au Cap ; leurs œufs font unchc fi? fort bon mets, & un seul suffit pour rassisier trois ou quatre personnes. Cesautres oiseaux couvent leurs œufs comme les autres, le mâle & la femelle remplis-Oiseaux. p ent tour à tour cette fonction, & ils n’ont pas moins de foin de nourrirleurs petits. 11 y a trois sortes de Faucons. Les Faisans font tels que les nô-tres. Les Chouettes font de la même taille que celles de l’Europe. Leursplumes font en partie rouges, en partie noires, avec un mélange de tachesgrises , qui les rendent très-belles. On volt des Canards domestiques & plu-sieurs fortes de Canards sauvages, des Fies , des Alouettes , des Loriots ouVeràiers ; ceux-ci font de la grosseur d’un rossignol, & chantent fort agréa-blement. On trouve de plus un Oiseau, qu’on appelle Edolio; par lagroíleurdé la figure il ressemble parfaitement au coucou. On le volt dans des buis-° ' sons