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25 (1765) La suite de l'histoire d'Afrique; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes et des établissemens des Hollandois parmi eux; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola ...
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£5 0 * HISTOIRE DES PAYS DE LA COTE

Sbction sion, quil aimoit, ny laissant que le vieux Frere Gabriel, les autres étantII. morts. A son arrivée à Loanda, il envoya à Matamba le P. Bernard deF< í n íì a a°. n Curtiliano. qui étant mort en assez peu de tems eut pour successeur le P.%llyZjn-Bapn{ic_Sa l iJ> b«o. . . .

me d'An- Les infirmités de la Reine augmentoient cependant de jour en jour, &

gola. son mari permit non seulement au Pere de la voir, mais de faire le Servi-'Maladie * ce Divin. à lordinaire , & y affistoit même quelquefois. Car comme il& mort Je en vouloit au trône, il nétoit pas de fòn intérêt de faire édatter son aver-ia Reine, sion pour le Christianisme, de peur de mettre obstacle à son élévation,ï 666 . (sautant plus quil avoit lieu de croire que la mort de la Reine ne tarderoitpas à lui ouvrir la succession. II ne se trompa point, cette Princesse étantmorte peu après accablée de vieillesse, dinfirmités & de chagrin, après unrégné, ou plutôt un esclavage de deux ans & demi, elle termina sa courseîe 24 Mars 1666 (a), après avoir donné au P. Salisano, qui laffista dans ses.derniers momens, des marques les plus vives de repentir de son apostasie.Elle fut enterrée dans lEglife de Sainte-Anne à côté de sa sœur, revêtue dunhabit de Capucin, comme elle lavoit demandé.

Mona 5 on mari ne perdit pas de teins pour se faire déclarer Roi, il avoit siXingha bien pris ses mesures, quil y réussit fans difficulté ni opposition. Aussitôtluisucce' après il se démasqua, & commença à donner les preuves les plus frappan-'de,&apo- t£s A j es pj us tristes c ] e f a haine pour la Religion Chrétienne, & de sonattachement opiniâtre à toutes les abominables cérémonies des Giagas. La.premiere chose quil fit fut de célébrer le Tombo à la défunte; il fit enter-rer toutes vives dans la fosse cinq jeunes Demoiselles des meilleures maisonsde lEtat ; il est vrai quil se contenta de ce petit nombre, au-lieu de soixan-le-dix quil auroit faire égorger en cette occasion, suivant le Rituel de]a Secte. Mais il étoit trop altéré de sang pour sen tenir- ; peu après ilfit massacrer quarante-trois personnes des premiers du Royaume, dont toutle crime nétoit que dêtre des Chrétiens zélés, & davoir par cette raisonété fort en faveur après de la feue Reine Zingha ; de ce nombre fut un despremiers Officiers de 1 armée, quil fit brûler à petit feu (b). II en fit ex-pirer plusieurs autres dans les tourmens pour leur extorquer quelque accu-sa*

(a) Labat 3 . c. p, 340 & suiv. (/>) Le môme, p. 345.

en Europe, & aller à Rome, pour exposer-au Pape & à la Congrégation Je la Propagandeîe véritable état des Missions dAngola & de Matamba. 31 y arriva en 166S, & fut reçueomme fa piété, son zele & son mérite exemplaire le méritoient. La relation de ses voya-ges , de ses travaux & de ses succès donna au Pape & à la Congrégation toute la satisfac-tion, possible, deforte quil réussit dans fa négociation au gré de ses defirs. O11 choisit un-bon nombre de Capucins, qui soffrirent volontairement de le suivre à Loanda, aíîn dê-tre envoyés de- dans les Provinces qui avoient le plus de besoin de Missionnaires ; notreReligieux fut établi Supérieur de cette Mission.

11 partit avec eux pour Angola en 1670, & ils y arrivèrent heureusement la même an-née, mais nous navons pu découvrir quel fut le succès de leurs travaux, quelles con-versions & quelles nouvelles découvertes le P. Jean-Antoine fit, ni ce quil devint à la fin.Le peu qui reste de lHistoire du régné de la Reine Barbara, cc de son tyran de mail.a été ajouté à sa relation sur les Mémoires du Pere Jean - Baptiste Salisano son suo-çeflêur (1).

O) Laiat-, Préface du T. I. & T. IV. p. 340*.