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OCCIDENTALE D’AFRIQUE. Liv. XX. Chap. XII. 257tees du haut d’une montagne voisine fort escarpée, avec leurs galans, & leurs Sectioncorps sont en pieces avant qu’ils soient au bas ; ce rigoureux supplice s’infli- Lge fans miséricorde (a).
t. Les appartemens du Roi, ses Salles d’audience, & autres Bâtimens font duà l’Ouëít de la place dont nous avons parlé ; ce Prince tient dans cette pla- Royaumece ses Conseils de guerre, de la même façon que les Rois de Congo; c’est-là aussi qu il donne ses fêtes publiques à ses Ministres, & quelquefois à tou-te son armée. II part de cette place une grande rue , où tous les jours ilse tient un Marché considérable à dix heures du matin ; on y expose envente toutes sortes d’étoffes de palmier, de la volaille, du poisson, duvin, du bled, de l’huile &c. autrefois on y portoit auffi quantité de dentsd’éléphant, mais on les porte à-présent au port de Canga. On y voit aussiune fameuse Idole, qu’on nomme Mokijso à Loango, qui est fort respectéedu Roi & du Peuple. Baîtel rapporte que dans le tems qu’il y étoif,leRoirégnant étoit lui-même un des Prêtres de cette Divinité (L).
Les maisons de la ville sont la plupart oblongues & ont un toit fait demaniéré que le milieu est en terrasse à l’Italienne, tandis que le reste des-cend en pente ; elles font soutenues par de bons piliers de bois, avec des tra-versieres; ceux qui soutiennent la partie supérieure du toit, ont dix ou dou-ze pieds de hauteur de plus que ceux des côtés, & ceux-ci font proportion-nés à la grandeur du Bâtiment.
Les maisons ordinaires sont construites à peu près fur le même models,
6csont plus ou moins hautes, à proportion de leur longueur & de leur lar-geur. Chacune est composée de trois ou quatre chambres, comme les nô-tres en Europe, mais il n’y a qu’un seul étage. Les chambres où ils tien-nent leur argent & autres choses de prix, ont ordinairement une porte dé-robée. Les maisons sont environnées d’une haye de branches de palmiers,d'osiers & de roseaux, entrelacées les unes dans les autres ; cette haye ren-ferme sept ou huit Bâtimens, & au-delà. Les familles qui y demeurentvivent fort paisiblement & en bonne amitié ensemble , s’assistent mutuel-lement avec beaucoup de fidélité en toute occasion , si ce n’est en casque l’on soupçonne quelqu’un de sortilège & de magie. Les meubles seréduisent principalement à des pots, des calebasses, des baquets de bois,des nattes & des bancs, fur lesquels ils mettent leurs habits, leurs armes& leurs ustensiles (c).
La Baye de Loango passe pour bonne: il y a néanmoins au côté du Nord Baye rieson entrée un Banc, qui s’étend environ une demi - lieue le long de la Loango.il n y a pas au-delà de deux brasses & demie de profondeur. Maisquand on la passe on trouve cinq brasses & demie jusqu’à une petite por-tée de canon de terre, où il n’y en a plus que trois fur un fonds rougeâ.
~'" a 1_ ordinairement. On reconnoît
de
cote, ou
tre, & c’est - là où les Vaisseauxaisément la
lusmouillent
Baye aux montagnes rougeâtres qu’ontout-à-fait différentes de toutes les autres de cettebre de rivières qui descendent du continent sont si
(a) Corneille. La Martiniere , Batte! au.Purclm. L. Vil. C. io.
Tome XI.
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découvre , & qui sontcôte. Le- grand nom-rapides vers le Nord,pres-
(f) Battel 1 c.
{c) La Croix Davity ,Da[>per, Battd & aL