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25 (1765) La suite de l'histoire d'Afrique; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes et des établissemens des Hollandois parmi eux; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola ...
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MaisonSi

OCCIDENTALE DAFRIQUE. Liv. XX. Chap. XII. 257tees du haut dune montagne voisine fort escarpée, avec leurs galans, & leurs Sectioncorps sont en pieces avant quils soient au bas ; ce rigoureux supplice sinfli- Lge fans miséricorde (a).

t. Les appartemens du Roi, ses Salles daudience, & autres Bâtimens font duà lOuëít de la place dont nous avons parlé ; ce Prince tient dans cette pla- Royaumece ses Conseils de guerre, de la même façon que les Rois de Congo; cest- aussi qu il donne ses fêtes publiques à ses Ministres, & quelquefois à tou-te son armée. II part de cette place une grande rue , tous les jours ilse tient un Marché considérable à dix heures du matin ; on y expose envente toutes sortes détoffes de palmier, de la volaille, du poisson, duvin, du bled, de lhuile &c. autrefois on y portoit auffi quantité de dentsdéléphant, mais on les porte à-présent au port de Canga. On y voit aussiune fameuse Idole, quon nomme Mokijso à Loango, qui est fort respectéedu Roi & du Peuple. Baîtel rapporte que dans le tems quil y étoif,leRoirégnant étoit lui-même un des Prêtres de cette Divinité (L).

Les maisons de la ville sont la plupart oblongues & ont un toit fait demaniéré que le milieu est en terrasse à lItalienne, tandis que le reste des-cend en pente ; elles font soutenues par de bons piliers de bois, avec des tra-versieres; ceux qui soutiennent la partie supérieure du toit, ont dix ou dou-ze pieds de hauteur de plus que ceux des côtés, & ceux-ci font proportion-nés à la grandeur du Bâtiment.

Les maisons ordinaires sont construites à peu près fur le même models,

6csont plus ou moins hautes, à proportion de leur longueur & de leur lar-geur. Chacune est composée de trois ou quatre chambres, comme les nô-tres en Europe, mais il ny a quun seul étage. Les chambres ils tien-nent leur argent & autres choses de prix, ont ordinairement une porte dé-robée. Les maisons sont environnées dune haye de branches de palmiers,d'osiers & de roseaux, entrelacées les unes dans les autres ; cette haye ren-ferme sept ou huit Bâtimens, & au-delà. Les familles qui y demeurentvivent fort paisiblement & en bonne amitié ensemble , sassistent mutuel-lement avec beaucoup de fidélité en toute occasion , si ce nest en casque lon soupçonne quelquun de sortilège & de magie. Les meubles seréduisent principalement à des pots, des calebasses, des baquets de bois,des nattes & des bancs, fur lesquels ils mettent leurs habits, leurs armes& leurs ustensiles (c).

La Baye de Loango passe pour bonne: il y a néanmoins au côté du Nord Baye rieson entrée un Banc, qui sétend environ une demi - lieue le long de la Loango.il n y a pas au-delà de deux brasses & demie de profondeur. Maisquand on la passe on trouve cinq brasses & demie jusquà une petite por-tée de canon de terre, il ny en a plus que trois fur un fonds rougeâ.

~'" a 1_ ordinairement. On reconnoît

de

cote, ou

tre, & cest - les Vaisseauxaisément la

lusmouillent

Baye aux montagnes rougeâtres quontout-à-fait différentes de toutes les autres de cettebre de rivières qui descendent du continent sont si

(a) Corneille. La Martiniere , Batte! au.Purclm. L. Vil. C. io.

Tome XI.

Kk

découvre , & qui sontcôte. Le- grand nom-rapides vers le Nord,pres-

(f) Battel 1 c.

{c) La Croix Davity ,Da[>per, Battd & aL