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25 (1765) La suite de l'histoire d'Afrique; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes et des établissemens des Hollandois parmi eux; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola ...
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OCCIDENTALE DAFRIQUE. Liv. XX. Chap. XII. 277le corps divers ustensiles, un pot, une pelle de bois, une fléché, une ca- Sectionlebasse, une tasse pour boire, du tabac, une pipe, un bâton, une lance &c. JLLes cris & les lamentations continuent pendant deux ou trois mois, de lamême maniéré quon l'a vu plus haut. Les recherches, pour connoître la ^cause de sa mort, se font avec les formalités ordinaires, par les plus proches Mœursparens. Comme ce nest quune pure comédie de la part des prétendus Sor- &c. du.ciers, lon ne voit rien de satisfaisant ni de raisonnable , nous la ren- ^Loan-voyons aux Remarques (*), & nous terminerons lartide des funérailles, en A, a

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C) Elle se réduit principalement à consulter lEnganga, pour savoir si un tel est mort -par quelque sortilège; en ce cas qui est celui qui a fait le coup , pour lui faire souffrir lajuste peiné quil a méritée.

LEnganga est astis à terre derriere fa hute avec un grand couteau devant lui, il letouche & le presse souvent avec lés doigts, demandant au prétendu. Esprit, si un tel qui estmort & enterré, a été tué par son Mokisso pour avoir violé quelquune de ses ordonnan-ces, ou si quelque ennemi la fait mourir par sortilège? 11 se frotte ensuite les mains,

& si immédiatement après il les frappe lune contre lautre , en discontinuant de lesfrotter, cest une marque que la personne est morte par la volonté du Mokisso & nonpar sortilège; mais sil se frotte les mains & les frappe alternativement , ils en con-cluent quil y a eu du sortilège; lEnganga réitéré alors ses questions: Le sortilège a-t-il caulé la mort du défunt? Qui a fait le coup? Etoit-il des amis ou des ennemisdu Mort? Est-ce un homme ou une femme? demeure-t-il ? Par quel Mokisso a-t-il fait le coup? Si lEnganga ne donne point de réponses satisfaisantes à ces ques-tions, ce quil hazarde rarement de faire, ils passent quelquefois deux ou trois mois àcourir dun bout du Royaume à lautre, consultant tous les Engangas & tous les Mokis-sos, jusquà ce quils puissent par conjecture ou autrement faire tomber leurs soupçonsfur quelquun, ou fur quelque village il demeure. Quand ils en sont venus-, ilssadressent au Roi, ou au principal Bonda, pour quil fasse subir à tout le monde lépreu-vedu Bonda. Le Roi nomme ordinairement neuf ou dix personnes pour juger laffaire. 11ssasséyent dans le grand chemin â terre en demi cercle, & somment tout le village de.comparoître. Ceux qui sabsentent, hommes ou femmes, sont censés coupables, desortequils nosent manquer à laíîìgnation. Les Accusateurs & les Accusés ayant été oiiis, onprésente la liqueur Bonda k chacun des derniers; pendant quils la boivent les juges frap-pent leurs tambours avec de petits bâtons, ensuite ils coupent les bâtons , les jette parterre & ordonnent aux accusés de marcher dessus, les sommant de tomber sils font cou-pables, on de se soutenir sur leurs jambes & duriner librement, siis nont rien à se re-procher. Si quelquun a le malheur de tomber, il est tellement étourdi par les cris affreuxdes affistans, quil ne peut fe relever, & est déclaré coupable ; mais ceux qui ont le bon-heur de fe soutenir & de pisser sur quelquun des morceaux des bâtons, sont reconduitsen triomphe chez eux.

Si te us les hommes échappent à cette épreuve, les femmes sont forcées de boire aprèseux , & si quelquune a le malheur de tomber, elle reçoit aussitôt la mort comme les hom-mes. 11 arrive souvent que ces malheureuses victimes de la superstition & de limposlurefont presque mortes avant que darriver au lieu de lexécution par les coups quon leurdonne ; jeunes & vieux , hommes & femmes, se font un barbare plaisir deles faire souffrir.

Nos Auteurs ne disent pas exactement quelle est la liqueur que ks Boudas donnent àboire, seulement Ogilky, qui rappelle Imbonda , dit que cest le jus dune racine de sixpouces de long, qui ressemble à une carotte blanche. II ajoute que la liqueur quon cntire est excessivement amere, & si forte quune feule racine peut suffire à éprouver centpersonnes; d adleurs elle est. si astringente quelle cause une suppression durine, & monteà la tête; il est vrai quil semble convenir qudie acquiert plus de force par les conju-rations de lEnganga. Mais en ce, cas-, pourquoi en donner à chaque personne unesuffi forte dose, que îest une pinte & demie? Car Battel, qui eut la curiosité dengoû-ter, la trouva si mauvaise, quil semble impossible, sur-tout quune femme en avale cet-te quantité. Quoi quil en so.it,, on peut inférer de tout le procédé , quelle enyvre ex-

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