OCCIDENTALE D’AFRIQUE. Liv. XX. Ciîap. XIV. ZiZ&l’embouchure de la riviere Sierra-Leona à l’Ouëst, & elle comprend tren- Sectionte degrés de Longitude. D’autres Géographes lui donnent pour limites de- I.puis la riviere du Sénégal jusqu’au Cap Lopez-Consalvo, & même jusqu’au Histoire duCap Nègre. Le nom de Guinée est probablement inconnu aux habitans
naturels, & semble être dérivé de celui de Ghcnehoa , imposé par les pre- 6 . e —- H *
miers Navigateurs Portugais à une Contrée qui est au Sud du Sénégal.
Quelques Ecrivains sont néanmoins assez hardis pour dériver le nom deGuinée de la sécheresse du terroir & du climat, ce mot ayant selon euxcette signification dans la Langue du Pays. Mais assurément ils n’ont pasfait réflexion qu’il n’y a pas de Pays sous le Ciel qui soit mieux arrosé pardes rivières, des sources & la pluie.
On divise cette Côte en général en deux pairies, ceHe du Sud & celle duNord. La premiere s’étend depuis le Sénégal jusqu’à Sierra-Leona, & ellese subdivise en six Côtes ou Provinces ; la côte de Maììaguette ou du Poivre ;la côte d'Tvoire ; la côte d'Or, la côte des Esclaves, la côte de Bénin, &la côte de Bias ara. _ Mais la division la plus commune est en côte des Es-claves, d’Or, d’Yvoire & de Poivre (a). La côte des Esclaves ou de Bénin ala Nigritie au Nord ; les parties intérieures de l’Afrique inconnues au Le-vant ; le Congo, «St cette partie de l’Océan Atlantique qu’on appelle le Gol-phe de Guinée, au Sud ; & au Couchant la côte d’Or ; elle s’étend le longde la mer depuis la riviere de Camerone à l’Est, jusqu’au Fort DanoisChriftianburg , près de la riviere de Volta à l’Ouëst. Les principales ri-vières de cette partie sont la grande riviere de Camerone, qui la borne auSud-Est, Rio de! Rey vers l’Ouëst, les rivières de Forcades, Formosa& Lagos plus à l’Ouëst encore, & enfin celle de Volta à l’extrémité de lafrontière occidentale.
Les principales Villes ou Bourgs qui donnent les noms à divers Royau- Premier#mes dans cette étendue de Pays sont Bénin, située fur le bord de la riviere division. *Formose, au septieme degré & demi de Latitude Septentrionale; Awerri ,à l’embouchure de la riviere Forcades, soumise aux Portugais ; Arebo fur larive orientale de Formose ; la Grande Ardra , Ja Petite Ardra, situées lu-ne & 1 autre près de la riviere de Lagos ; FVhidah ou Fi da entre le Lagos& le Volta; le grand & petit Popo, fur la même côte à l’Occident deFida;
Lampo ou Alampo, un peu à l’Ouëst de l’embouchure du Volta. A l’égardàu Bénin propre, aucune Nation Européenne n’y a fait d’Etablissemens, ex-cepté les Portugais, qui en sont en quelque façon les maîtres absolus. Sinous en croyons leurs Missionnaires, ils ont converti les Naturels à la Foi ;mais d’autres Voyageurs nous apprennent que les habitans de la côte sontd’étranges Prosélytes, les gens les plus méchans, les plus débauchés & lesplus scélérats qu’il y ait, abandonnés à toutes sortes de vices, & plus raffinésdans leur coiruption que les habitans originaires & exempts de mélange,qui demeurent dans les Pays plus éloignés. °
La Côte d’Or, ainsi nommée de la grande quantité d’or qu’on en tire, a la SecondeNigritie au Nord ; la côte des Esclaves à l’Est ; l’Océan au Sud, & la co-division.te d Y voire a 1 Ouest. Ses rivières sont Rio Cobra ou Ancobar, que queî-
O) à Gén. des Voyag. T.V. p. i, 2. Edit. in 4W. Bosman Lelt, 21. ^ ^
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