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25 (1765) La suite de l'histoire d'Afrique; des différentes nations des Hottentots, avec la description de leurs côtes et des établissemens des Hollandois parmi eux; celle des royaumes de Benguela, de Congo, d'Angola ...
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47Z HISTOIRE DES PAYS DE LA COTE

SiicnoN vertu des remedes, soit par sa bonne constitution, le Prêtre-Médecm ?»êVIÍ - manque pas dêtre bien récompensé; car, dit Bosman, les Negres ne fontKem^Je! ' point entachés de cette noire ingratitude dont Fockenbrog nous accuse, de ha?r&c. Relias Médecins comme le Diable, dèsquíls font guéris; au-contraire ils Féieventginn des jusquaux nues, & le payent libéralement. 11 est vrai que sl le malade vientNígrss de à mourir après quon a fait de grandes offrandes, on sen prend à ligno*rance ou à la fourberie du Médecin, façon de penser qui neít pas particu»' liere aux Negres. II arrive souvent que lon congédie le premier Méde-cin , & que lon en appelle un autre, qui recommence la cure sur nouveauxfraix, & qui sait bien faire son profit du malheur de son confrère. Lapremière chose quil fait, cest de condamner, comme nos Médecins, toutce que láutre a fait, & de Faccuser dignorance dans fa profession. 11 or-donne ensuite de nouvelles offrandes, car craignant le fort de son prédé-cesseur il se hâte de profiter de loccasion. Quelquefois les Negres chan-gent vingt fois de Médecin, ce qui augmente toujours les dépenses, &souvent le mal du malade, qui meurt vraisemblablement entre les mains decelui qui est appelle le dernier, laissant la Faculté héritière de fes biens. Car lesNegres sont si portés à faire des offrandes, quils y contraignent quelquefoisles Prêtres (a).

Bosman rapporte que les jeunes Negres qui sont au service des Européens,& qui ont un bon Maître, vont à son insu, dèsquil a la moindre indispo-sition , trouver le Prêtre pour faire des offrandes aux Idoles pour fa gué-rison. 11 ajoute quon a trouvé souvent dans les lits ou dans les chambres desprincipaux Hollandois, après la mort du Maître, de ces choses que les Prê-tres avoient conjurées, & qui y avoient été mises par fes propres domesti-ques pour le délivrer de la mort. Comme ils savent que cela déplaît auxEuropéens, ils le font en cachette, desorte quil est impossible de le dé-couvrir avant que le malade ne soit mort, & quils nayent pas eu le temsde lemporter. Les femmes Mulâtres font fur-tout fort adonnées à ces su-perstitions , car sil y en a quelquune qui soit mariée à un Blanc, quelle ensoit aimée, & quil en use bien avec elle, elle ne manque point dèsquil tom-be malade, de .faire faire en fa faveur de riches offrandes aux idoles, avecbeaucoup plus de zele & de confiance que les Negres mêmes. Bosman ajou-te quil y a même des Européens qui donnent dans ces superstitions, & quilsen trouve qui non seulement font consulter les Prêtres, mais qui portentfur eux de ces choses quils ont consacrées {b).

Hernies Les remedes dont les Negres fe servent font principalement composésífes Ne- de jus de citron, de graine de malaguet, de racines, de gomme & décor-S res - ce darbres, & de différentes sortes de Simples, dont il y en a jufquà tren-te, qui ont une vertu admirable. Lufage de ces remedes paroît souventcontraire au mal dont on est atteint, & cependant ils réussissent quelquefoistrès-heureusement. II a vu donner dans de violentes coliques, une gran-de calebasse de jus de citron & de malaguet, avec un succès extraordinaire.Bosman assure quavec leurs simples les Negres guérissent quelquefois desplaies, que les plus habiles Chirurgiens nont pu guérir. II croit que si quel;

Bosman , Lett. XIII. p. 121, *28. (£) Le même p. 222, 223.