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36 (1773) La suite de l'histoire de la république de Gêne, l'histoire de l'isle de Corse, de Bologne, de Parme et de Plaisance, et l'histoire du duché de Milan
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*6o HISTOIRE DE LA REPUBLIQUE

Sect. X. doit pour les opprimer & les asservir plus à son aise, fous prétexte de les-

Ihíloire de fendre, ils répondirent quils étoient a fiez forts pour fe défendre par eux--

Gènes de- mcs si on les attaquoit. Ce refus étoit motivé par la crainte quils avoient 1

dintroduire les troupes Espagnoles dans leur territoire ;dun autre côté il saurJ i63i. savoir quils étoient encore dam la plus profonde sécurité ail sujet du péril quflesmemçoit: ce qui justifie leur relus & leur imprudence, ou plutôt leur pru-dence hors de saison. lis fimaginoient toujours que cétoit une invention ouun leurre- de la part de PEfpagne. Quand ils furent enfin instruits à nc-n pou-voir douter que la chose nétoit que trop certaine , ils noferent réclamer cemême secours quils avoic-nt refusé, redoutant peut-être encore plus lappuideJls s'aires- PEfpagne que 1 ennemi qui les menaçait. Ils furent obligés de sadrefser ail-Jent à d'au- ] C urs & de rechercher lappui.de plusieurs autres puifïïmces. Le Pape & letres puis- Orand Duc de Toscane leur proposèrent de faire une ligue défensive avec eux.lrojet de Alais comme ils étoient toujours dans la crainte de déplaire à lEfpagne quilsliguedìfen- avoient intérêt de ménager, ils voulurent la faire entrer dans cette ligue, ceJiv; uvre le q U i fur cause que le Pape qui étoit mécontent de cette couronne rompit la

? a P e & lt négociation. A u moyen de cela les choses en relieront, & les Génois feGraniDuc, .'

fans effet.

virent comme abandonnés à eux-mêmes par leur propre faute, ayant refusétous les secours quon leur avok proposés Ça). Voyons comment il fe tirè-rent de ce mauvais pas & s'ils n'avoient pas trop présumé de leurs forces.

Comme ils pensaient que l'armée ennemie entreroit dans leur pays par leComté de Nice, ils sétoicnt attachés à fortifier toutes les places qui íe trou-voient fur cette route, comme Vintimille, Albenga, Savone & autres. Maislorfquils virent leur attente trompée, & que le Duc de Savoye avoit déter-'J.es Génois miné les François à diriger leur marche par le bas-Montfèrrat, qui étoit lefortifient plus court chemin pour venir droit à Gênes, ils soccupèrent uniquement aErtre en état de défense les places qui fe trouvoient fur les deux routes duroutes a 'du' bas-Montferrat à Gênes, & desquelles dépendoit en quelque façon le fort delas-Mont- cette-'éapitale. Ces deux routes croient par Rossiglioné & Paître par Gavi.ferrât. Forcés dabandonner Rossiglioné & Ovada pareeque ces deux places étoienthors détat dêtre défendues ils ne Rattachèrent plus quà augmenter les forti-fications de Novi, de Gavi & de Yohngio, ils mirent de bonnes garnisons.Lestcntiel étoit darreter lennemi en chemin le plus long-rems quon pour-voir, de Pécarter de Gènes & de donner le tems darriver aux secours quils feflattaient encore de recevoir de différons endroits en cas- dattaque. Gênes étoitsur-tout menacée dun siège : cétoit fur elle que le fort de forage devoir tom-ber. II falloir en même tems reculer son danger & pourvoir à défense: onajouta de nouveaux ouvrages hfes fortifications. Toutes les montagnes qui do-minaient la ville furent enveloppées dun retranchement. On donna des or-dres pour des levées de troupes en Corse, en Allemagne & dans plusieursétats de lItalie : on envoya pour cet ester quatre cens mille ducats dans leForcis U Milanès. En peu de tems les Génois fe virent une armée de dix mille hom-jiréparatifs mes dInfanterie & deux mille chevaux, fans compter leurs troupes nationa-ass Génois, les. lis armèrent dix- galères & prirent toutes les précautions nécessairespour fe bien défendre. Enfin ils furent rassurés par la certitude ils étoient

(j?) IILit. des Révoú de Gènes Tom» II, Liv. V. p. aod' L faiv.