DE GÊNES. Liv. XXIV. C h. IV. *135
se rendre maîtres des montagnes de Belvedere & des deux freres, deux des $ ECTi X n.principaux polies extérieures de Gênes. Le Duc de Boufflers ne leur en Histoire ticdonna pas le teins ; il les fit attaquer & les chasla de cette côte le 21 au soir. Gênes dc-Mais lorsqu’ils eurent reçu leur artillerie dont le débarquement leur coûta près t ut / , l68 Sde deux mille hommes dans une chaude affaire qu’ils eurent à soutenir contre is^gs 1
les Génois & les François à Notre-Dame del-Monte, Gênes se vie exacte-
ment resserrée & bloquée de toutes parts. La quantité de soldats , d’habi- Différente;tans de la campagne qui s’écoient retirés dans la ville, & de malades qui a L*étoient dans les hôpitaux & le peu de vivres qu’il y avoir pourtant de monde, (sises affé'.lui donnerent d’abord les plus vives alarmes , & firent envisager en trem- gés i Mblant à ses citoyens les suites funestes d'un blocus. Mais les sages précau- Nutri-tions que le Duc de Boufflers prenoit pour leur sûreté, & plus que tout c!liens -cela encore la nouvelle qu’ils reçurent que l'armée combinée de France & Desnjsiê-^d’Espagne commandée par le Maréchal de Belle Isle, s’avançoit à grandesjournées pour venir à leur secours, dissipèrent bientôt leurs premieres inquié- Artillerietudes. Ce qui acheva de les- rassurer, c'est qu’ils virent que les Anglois rem -& formentbarquoient la grosso artillerie des Autrichiens à la plage d’Albaro. Leurs mu - le hucus delets & leurs équipages partoient successivement, tout annonçoit qu'ils alloient ladécamper. D’un autre côté il arriva à Gênes des provisions de toute efpece,
& un nouveau renfort de six cens hommes de troupes Françoifes. Cepen-dant quoique l’armée du Comte de Schullembourg ne dût pas naturellementtenir à l’approche de celle des alliés, qui avoir déja passé le Var; quoiquele Roi de Sardaigne menacé d’une invasion prochaine par le voisinage de cet-te armée, le pressât de lever le liège de Gênes & de venir à son secours, Le Comte dsce Général démeuroit toujours devant cette ville mais fans agir & seulement Schullem-pour observer sa contenance, & profiter des moindres mouvemens qu’on y hour >' ff-feroit à son avantage. Les Génois s’en appercevoient bien, & se tenoic-nt isssf a sslencore plus fur leurs gardes qu’auparavant, asin de ne pas être surpris par approche;leurs ennemis lorsqu’ils touchoient au moment même de leur délivrance, de larmée-Toutes les boutiques étoient fermées; plus de commerce plus de travail, la dé- Dmnpife.fense de Gênes étoit la feule occupation de ses citoyens. Tous fans excep-tion, fans distinction de rang ni d’état montoient la garde tour atour, lesmoines même & les ecclésiastiques si inutiles & souvent .si dangereux ail-leurs en pareil cas, mais patriotes à Gênes portoic-nt les armes comme lesautres, & formoient un corps de quatorze cens hommes, destiné à servir decorps de réserve & à combattre dans la plus grande extrémité. Mais heureu-sement les choses n’cn vinrent pas là, & le soir du 2 Juillet les Autrichiens Les Autri-leverent le siège ; peu de jours après ils évacuèrent tous les postes qu’ils chiens le-avoient gardés pour couvrir leur retraite & celle des Piémontois. yent le f ié ~
La joie que ses concitoyens refsontirent de cet heureux événement , fut bien ^ _,troublé par le vif chagrin que leur causa la mort de leur illustre défenseur le ^Q V / n n s c . eDuc de Boufflers, qui mourut de la petite vérole le 2 le matin du mêmejour que les ennemis se retirerent (a). Infatigable jufqu’au dernier moment ennemis.■
(d) Anscà. Gén. & Corses, ibid. Hist.de J 1 I. p. <00—507—510. Introd. à l’Hist.
!*• dern, Révol, de Gênes Tom. II. Liv. Unir. Iseyu II,Liv. II. Chap. VI. p. 4S2.