DE GÊNES. L IV. XXIV. C h. IV. *141tre de lTmpératrice Reine dTIongrie & le 28 du même mois par celui de la g ECT>
République de Gênes.
Histoire d c
Òn ne rapportera ici que l’artide de ce Traité qui la concerne. II portoit Gênes de •„ qu’elle seroit rétablie dans toutes les poste fiions dont elle jouiíToit avant laí“F. 1685„ guerre; que l'argent qn’elle ou ses sujets avoient aux Banques de Vienne 1769.
ou de Turin & qui avoir été confisqué, seroit rendu ; & enfin que le paye-—
., ment des intérêts de cet argent cornmenceroit à courir du jour de Péchan- ^ paix est„ ge des ratifications” Ça). II ne manquoit plus que la pacification de la àCorse pour que la satisfaction des Génois fût complc-tte. Les troupes Autri- ciìapelle.chiennes & Piémontoifes évacueront d abord cette Isle en vertu du Traité ; j nic j' e ^mais l’obílination des m écoutons fit que les hostilités y continueront encore C e Traitéquelque teins; & il fallut que le Roi de France fit agir ses troupes contre Er-hê!eux & leur fit faire les plus fortes menaces de leur faire éprouver tous les Ge’n«-effets de son reslèntiment s’ils ne se soumettoienr. Ainsi l’armistice ne sut pu-blié en Corse que vers le milieu de Septembre. II fut convenu que les mé-contens meuroient les armes bas, & se soumettraient aux conditions que laFrance, qui les prit l’ous fa protection leur obtiendrait des Génois, commemédiatrice, obligés de le conformer à cet arrangement, abandonnés nar lestroupes étrangères, les mécontens songeront à faire leur accommodemdnt, &accc-pterent les conditions qui leur furent procurées par la Fiance. La Kù- t ' r ‘ n s <ie lapublique leur accorda une amnistie générale ; & grâce k cette paix si défi- ° r ^'rée, tout lut tranquille cn Italie & dans toute PEurope, tant fur terre que
acistat•
fur mer.
Depuis cette époque , la République de Gênes jouit d’une tranquillité as- 1761.fez constante tant au dedans qu’au st, hors jusqu'en Pannce xpui. où il s’éle- jvVwanr-va de nouveaux troubles cn Corse: troubles plus violons u plus difficiles à svuUvmenssppaiícr que tous,,ceux qui avoient précédé: troubles si opiniâtres qu’iis obii- C»>je.gèrent la République trop foible déformais pour contenir ou réduire ces in-sulaires à implorer le secours de la France pour les soumettre & enfin àlui faire en 1768 une cession dans les formes d’une ]île qu’elle ne pou-voit plus ni conserver ni gouverner. Nous renvoyons le détail de cette ré-volution à notre Histoire de Corse. Nous nous contenterons de dire ici quepar un Traité, conclu íëcrettement en 1768. entre la France & la Répu- 1768.hlique de Gênes & qui a été rendu public depuis, cette derniere étoit Címscétleconvenue de lui céder Pille de Corse en toute souveraineté & propriété la Corse à!amoyennant qu’elle en fit la conquête h ses dépens & à ceux du sang de les France.sujets, pour une somme qu’on ignore. De son côté la France s’étoit enga-gée à meure au plus tard en 1771 la République en posiession de la petite Islece Capraia, située entre îa Coríè & PLalie; ce qui a été exécuté ponctuelle-ment de part & d’autre.
C’est ainsi que Gênes à perdu par gradation le Royaume de Corse; c’estainlì que cette iíle à palpé sous la domination de la France. C’c-st au teins à
fa) Anec. Gén. & Corses ann. 1748. p. a 85 - Introd. à l’ílist. Univers. Tom. II.Liv. II. Chap. VI. p. 497.