DE CORSE. Lj v. XXIV. Cií. V.
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opiniâtre des Sagomins, de le jerer dans les flammes plutôt: que de se soumet- Suer IVtre à un joug insupportable & tyrannique. , * Histoire dt
Les Corses étoient donc bien éloignés de reconnóître h domination de b Corse dt 'Francc, & de s’y soumettre. Quand on a une fois goûté les avantages & Je puh l '- n rPlaisir de l’indépendance, il est rare qu’on y renonce de son gré. Cependant IPàl'Tle serment qu’ils venoient de faire pourra être regardé comme téméraire De- i 7 «ír
voient-ils se flatter de résister long-tems aux forces de la France qui n’ayant-
aucune autre guerre fur les bras, pouvoir les écraser par ses nombreuses ar-mées? Avoicnt-ils lieu d’efpérer quelque secours de la part de l'Angleterre ?
Outre que celle-ci, délivrée d'une guerre ruineuse, avoit ses colonies presquerévoltées à pacifier, étoit-il apparent que la Cour de Londres voudroic se brouil-ler avec celle de Versailles pour l’amour d’un peuple avec lequel elle n'avoirpoint de défense, quelle avoit au contraire défendu aux sujets de la orandeBretagne de secourir d’aucune maniéré? 11 étoit à présumer que la seconde deces cours avoit déclaré à la premiere qu’ayant acquis de la République de Gènesla souveraineté de la Corse,elle regardoit les mécontens de cette Isle commeses sujets, & que quoiqu’il lut libre en général aux Angîois de fournir des mu-nitions de guerre h qui bon leur sembleroit, il y avoit néanmois une conven-tion tacite entre deux puissances amies, de ne point armer les sujets de l’au-tre contre leur souverain. Les Corses enthousiasmés attendoient tout de leur
courage.
Enfin le traité conclu h Versailles le 15 Juin 1768, entre la France & laRépublique de Gcnes pour la cession de fille de Corse, parut dans le public,car il ne paroi t pas qu’il ait été communiqué en particulier à Paoli, & cesmalheureux insulaires ne purent plus douter des maux qui les ménaçoient. Envoici la copie.
„ L'iprérèt & l'ainirié que 8. M. a toujours fait paroître pour la Républi- Traité Ae„ que de Gènes , sont les motifs qui ont donné lieu à plusieurs traités en ceflìm de i a„ 1737, 1755, 1756 & 1764, afin de maintenir la dite République dans Cor l e e::tn„ la paisible possession de Pille de Corse; mais, comme Pillustre République % q?*™„ a depuis fait connoìtre h Sa Majesté que les moyens employés à cet effet„ n’avoient point eu le succès désiré, & qu’à Pexpiration du Traité de 1764„ (lequel finira au mois d’Août prochain) S. M. trouvant bon de rappelles„ ses troupes, les fuites de rébellion & de désordres seroient pires que ci-„ devant: C'est pourquoi Sa Majesté touchée de la vérité de ces repréíenra-„ tions, a concerté avec la République un nouveau plan réladf à la Corse,
„ suivant lequel les deux Puislances sont résolues d’y rétablir Tordre & la„ tranquillité.
„ E11 conséquence Sa Majesté & la République ont muni de leurs pleins
pouvoirs son excellence le Comte de Choifèul d’Amboise, Pair de France,
„ &c. de la part du Roi, & de la part de la République le Noble Agostino-„ Paoli-Domenico Sorba, Ministre plénipotentiaire auprès dcSadite Majesté,
,, lesquels deux Seigneurs, après s’étre communiqué leurs pleins pouvoirs„ respectifs dont les copies se trouvent au bas de ce traité, conviendront des„ articles fui van s.
,, Art. I. Sa Majesté fera occuper par ses troupes les places de Bastia,
„ San-Fiorenzo , Algajoia , Ajaccio , Caívi , Bonifacio , & Lucres places,
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