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346 HISTOIRE DE PARME
Sect. v.pension d’armessùr générale. Comme c’étoit elle qui gouvernoit, ou au moinsHistoire de qui avoir la principale part au gouvernement & la plus. forte influence fur les-panne fc? affaires, comme elle craignoit Tailleurs que l’Angle terre ne fur poussée à boucc e^ilcùu^' P ar R hauteur & Pambition qu’elle mettoit dans tous ses procédés, elle cherchaPan 1718. à faire une diversion qui occupant les forces de Sa Majesté Britannique l’empê-jusqu’à l’an chat de les employer à arrêter les progrès des armes de son fils Don Carlos eni76z. Italie. Elle prit quelque vain prétexte pour fe brouiller avec la Cour de Lis-
" bonne: ce qui obligea l’Angleterre à envoyer quelques troupes fur le Tage
fous la conduite de Sir Jean Norris, pour protéger les états de Sa MajestéPortugaise. La Cour d’Espagne informée par Mr. Keene de la destinationde ses troupes donna ordre à Don Joseph Patinho, premier Ministre d’Eípa-gne, de déclarer que Sa Majesté Catholique écoit disposée de remettre cesdifférends avec le Portugal à la décision de Sa Majesté Britannique. Cette of-fre n’étant pas suffisante, la flotte Angloise sic voile vers le Tage, comme lesEspagnols l’avoicnt prévu , & Don Carlos resta ainsi paisible pcsseíïèur desconquêtes qu’il avoir faites en Italie.
Miconten-' L’ambition de l’Efpagne étoit montée à un tel point qu’elle révolta tous sesîemeni dv Mós &qu’ils abandonnèrent son parti. Le Roi de Sardaigne qui lui avoir étéRoi de Sar - l p un q g ran J secours dans cette expédition , réclama le Milanez qui' lui avoirété positivement promis, lorfqu’il s’étoit engagé dans cette alliance; ses pré-tentions furent appuyées par le Ministère de F rance, & pourtant elles surentfans effet. Cette injustice manifeste indigna le Cardinal de Fleuri qui en parleen termes très vifs au Ministre d’Eípagne à la Cour de Versailles , & ne luicacha point qu’on prenoit des mesures efficaces pour forcer la Cour de Madridà accepter une paix équitable à des conditions convenables h des alliés. Dèsle commencement de 1736, les préliminaires furent arrêtés entre la Francel’Angleterre : en voici la substance.
„ 1. La France rendra à l’Empire toutes les places qu’elle lui a prises pen-dant la guerre.
„ II. L’Empereur gardera le Mantouan, Parme & Plaisance & le Mila-nez. Le Roi de Sardaigne aura le Vigevanase, Novarre & toutes ses dé-pendances.
III. Le Duc de Lorraine succédera au Duché de Toscane, après la mortdu Grand» Duc régnant, & remettra la Lorraine à la France, qui renon-cera à l’ufage de la voix & de la séance dans lès diètes de l’Empire.
„ IV. Le Roi Stanislas sera reconnu Roi de Pologne par toutes les Puis-sances de l’Europe; il conservera le titre & les honneurs de Roi ; & aprèsqu’il aura résigné ce royaume au Roi Auguste, celui-ci lui rendra tous îbsbiens, terres & domaines qui lui appartiennent en Pologne, tant h lui qu’ala Reine son épouse.
„ V. Le Roi Stanislas aura pour appanage, à la mort du Grand' Duc deToscane, 1 a jouiflànce immédiate des Duchés de Bar & de Lorraine.
„ VI. Don Carlos íëra reconnu Roi de Naples & de Sicile, & aura lesEtats d’egU Presidii avec Piste d’Eibe ; mais Livourne scradécloré port franc.VII. La France garantira la Pragmatique-Sanction.
YÍIL L’Efpagne & la Sardaigne seront invitées à accéder ï ce traité, qui
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Prélimi-naires deSaix.
1736.
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