4 2 î HISTOIRE DU DUCHE
Sect IV. que I e pers de Landulf étoit malade & retenu dans son lie, il vint à bout deHistoire de pénétrer jusqu à son appartement, & lui enfonça ne poignard dans le sein, onMilan de- regardant cet homme comme sauteur de cette guerre & par conséquent lapuis l’on cau p e (ìe la mort de son maître. Dès qu’on eut appris cette nouvelle, la re-7 JS ^ belhon cessa, les esprits se calmèrent, & l’Archevéque rentra dans la villeqUm - — à condition que, pour expiation de lés péchés, il feroit bâtir un monastère,qui fut celui de St. Cesse.
991. On vit dans ce même période de l’histoire, le peuple de Crémone & d’au-Ejforts des tres villes de le Lombardie, se révolter contre leurs Evêques, & s’emparervilles Lom- des terres du clergé en réclamant leur ancien droit de propriété. Ces deuxlardes pour Pàz, dit Muratori (<s) , font importants a observer, parce qu’ils furent leUberíé^^ fissual des efforts que les villes Lombardes firent dans le fuite pour parvenir1 ' à la liberté.
LesMila- Le jeune Otton parut enfin en Italie au printems de 996 & passa les fêtesnois jurent de Pâques à Pavie, fans songer qu’il devoit venir à Milan recevoir lacouron-de ne plus ne q e Lombardie des mains de l’Archevêque. Enfin s’étant apperçu que lesà Lombards ne le regardoienc pas comme un Roi légitime, il fut obligé fur laétrangers, fin' de l’Automne de fe rendre à Milan & de s’y faire couronner par f Arche-vêque. II ne posséda pas long-tems le trône, & il mourut le 23 Janvier fan1002. Aussitôt les Evêques, les Barons, les Marquis., & autres seigneursLombards, dégoûtés de la domination Allemande, s’aílèmblent à Pavie dansla résolution de mettre un Prince Italien fur le trône de Lombardie. Ils choisis-sent d’un consentement unanime Ardoin Marquis d’Yvrée, fils de ce mêmeAdalbert à qui PArchevêque de Milan a volt refusé l’entrée de fa ville, & lefont couronner à Pavie le 15 Février suivant. Ce Prince étoit né courageux& vaillant, & joignoit à toutes ces qualités guerrières beaucoup d’adreílè &de politique. Mais fa hauteur & fa dureté, dit Muratori, furent cause qu’ils’aliéna l’efprit de fes sujets. II découvrit son caractère,ajoute cet historien,par un trait de brutalité qui révolta les grands., & le peuple, mais fur-toutles Ecclésiastiques. Offensé de quelques paroles que lui avoit dites en riantl’Evêque de Bresse , à Poccasion de fa dureté, il fe jeta subitement fur ceprélat, le saisit par son camail; & tandis qu’il écumoit de rage & de colereil le jete à fes pieds devant tout le monde. Les Nobles furent indignés decette lâcheté, le peuple en soupira, le clergé en gémit, déjugeant tous parcet indigne procédé de ce qu’ils dévoient attendre d'un Prince si peu dignede leur choix, ils appellent en Lombardie, Henri Roi de Germanie.
J J Arche- Le plus dangereux & le plus puiílànt des opposants contre Ardoin, fut Ar-
vique de m \ç n. Archevêque de Milan que les Nobles de Lombardie mirent dans leursM intérêts pour faire exclure Ardoin & pour lui subroger Henri II. fils d’Otton'rtmmd. ‘ III. Arnulf étoit en embaflàde h Constantinople de la part d’Otton, lorsquece Prince mourut, & qu’Ardoin fut élu Roi de Lombardie. 11 prétendit doncque cette élection d’Ardoin ne s’étoit pas faite dans les réglés, puis qu’étant,par fa qualité d’Archevêque de Milan, le premier des Princes de la Lom-• hardie & le président né des Etats - Généraux du royaume, ou n’avoit pûprocéder â une élection fans son consentement, & moins encore au couronne-
(a) Id. Vbi fupr. T. V. p. 289.