PRESQ’UISLE AU-DELA DU GANGE. Liv. XIV. Chap. IV. IÇ7tan ou Zatan, mais on ne trouve rien qui puisse en , faire connoître la si. Sectiondation ; il est dit seulement que le Roi de Siam s avança jufques-là en i.en i§8z (a). Nous conjecturons cependant que c’est le Port de Zaiton, t P*P ri P'dont fait mention Nicolas de Conti, qui après avoir descendu la Riviereg U e e *" ^v.7, vint s’y embarquer en 1430 (b). - --
SECTION II. Section
II.
Habitant Moeurs du Pegu. Habitant
& Mœurs
J Es Habitans du Pegu font un mélange des naturels du Pays, que quel- daPegu.
ques Auteurs appellent Peguans,& de Barmas, que d’autres nommentPrattias, qui les ont subjugués, 6 c qui font aujourd’hui les maîtres du Pays ; mbl ‘ '^ais quoiqu’ils habitent ensemble, on les distingue non seulement à leurstr aits, mais encore à leur habillement.
Les Auteurs ne s’accordent point du tout fur la figure desPeguans. Les LeurFigu-U P S disent que les Hommes font fort laids ( c ); d’autres, qu’ils font bien » c.faits, (Sc ont les traits beaux (d) : ceux-ci qu’ils font monstrueusement gros( e ) ; ceux-là qu’ils font gros, mais qu’il y en a peu de gras : ils ont lete int olivâtre (/),ou, comme s’expriment d’autres, ils font de couleur ba-sanée comme ceux d’Arracan (g). Ils n’ont point de barbe, qu’ils arra-chent avec des pincettes, laissant cependant ici & là quelques poils. Ils°nt naturellement les dents fort blanches, mais ils les noircissent, pourquelles ne ressemblent pas pour la couleur à celles des chiens (h) (*).
II y a des Auteurs qui parlent avantageusement de leur caractère, L les Carafare.représentent comme doux, humains & fort charitables, tandis que d’au-tres les dépeignent comme le plus corrompu de tous les Peuples Indiens;les femmes en particulier, disent-ils^ semblent avoir renoncé à toute mo-destie par leur habillement, exposant souvent à la vue ce qn’clles devroientcacher (i) : mais nous verrons dans un moment jufqu’où cette imputationest fondée. Les femmes font beaucoup plus blanches que les hommes, pe-tites mais bien prises ; elles ont le visage fort plein, les bras & les jambesbien proportionnés, les mains & les pieds d’une grande petitesse (k).
Les Hommes ont une robe de toile peinte, attachée avec une ceinture i-j a lUk*qui leur tombe jufqti’aux pieds, qu’ils ont nuds, car on ne porte ni bas ni ment.souliers au Pegu. L’habillement des Femmes est fort singulier. Elles'n’ont
fur
C?) Pimenta ,ap. Purcbas,Vo 1. II. p. 1746.G) V. Purcbas , Vol, III. p. 158.ss) Fie Farta, Port. A si a, VoL.I. p. 227.('•0 Hamilton , 1. c. p. 49.ss) Balbi, p. ioií. '
(f) Hamilton, ubi Cup.
(g) Ovington, T. II. p 296.
(b) Fitcb ap. Purcbas, Vol. II. p. 174 T -(j) Ovington , ubi fnp.
{£) Hamilton, I. c.
■ Vi. ,, , . . ... les avoir pareilles, s’il est vrai , comme on le
«KLîàLkààR LL Chinofs à à à. fauvís
seuk- -1’ P retendent ameemu eneendrerent; & c’est d’ou vient, disent-ils,
ZV “ n naiirra f e la côte At Iego, y les premiers tenant du père, & ks
sius les hommes font fort laids & non les lemme > r 1 ’
: ’ uti 'es de la tuere. Portug. A fia , 1- P* 22F.
Bb 3