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19 (1762) L' histoire de la presqu'isle en-deça du Gange, savoir des royaumes de Decan, de Bisnagar, de Golconde, de la côte de Malabar ...
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PRESQUISLE AU-DELA DU GANGE. Liv. XIV. Chap. IV. IÇ7tan ou Zatan, mais on ne trouve rien qui puisse en , faire connoître la si. Sectiondation ; il est dit seulement que le Roi de Siam s avança jufques- en i.en i§8z (a). Nous conjecturons cependant que cest le Port de Zaiton, t P*P ri P'dont fait mention Nicolas de Conti, qui après avoir descendu la Riviereg U e e *" ^v.7, vint sy embarquer en 1430 (b). - --

SECTION II. Section

II.

Habitant Moeurs du Pegu. Habitant

& Mœurs

J Es Habitans du Pegu font un mélange des naturels du Pays, que quel- daPegu.

ques Auteurs appellent Peguans,& de Barmas, que dautres nommentPrattias, qui les ont subjugués, 6 c qui font aujourdhui les maîtres du Pays ; mbl '^ais quoiquils habitent ensemble, on les distingue non seulement à leurstr aits, mais encore à leur habillement.

Les Auteurs ne saccordent point du tout fur la figure desPeguans. Les LeurFigu-U P S disent que les Hommes font fort laids ( c ); dautres, quils font bien » c.faits, (Sc ont les traits beaux (d) : ceux-ci quils font monstrueusement gros( e ) ; ceux- quils font gros, mais quil y en a peu de gras : ils ont lete int olivâtre (/),ou, comme sexpriment dautres, ils font de couleur ba-sanée comme ceux dArracan (g). Ils nont point de barbe, quils arra-chent avec des pincettes, laissant cependant ici & quelques poils. Ils°nt naturellement les dents fort blanches, mais ils les noircissent, pourquelles ne ressemblent pas pour la couleur à celles des chiens (h) (*).

II y a des Auteurs qui parlent avantageusement de leur caractère, L les Carafare.représentent comme doux, humains & fort charitables, tandis que dau-tres les dépeignent comme le plus corrompu de tous les Peuples Indiens;les femmes en particulier, disent-ils^ semblent avoir renoncé à toute mo-destie par leur habillement, exposant souvent à la vue ce qnclles devroientcacher (i) : mais nous verrons dans un moment jufqu cette imputationest fondée. Les femmes font beaucoup plus blanches que les hommes, pe-tites mais bien prises ; elles ont le visage fort plein, les bras & les jambesbien proportionnés, les mains & les pieds dune grande petitesse (k).

Les Hommes ont une robe de toile peinte, attachée avec une ceinture i-j a lUk*qui leur tombe jufqtiaux pieds, quils ont nuds, car on ne porte ni bas ni ment.souliers au Pegu. Lhabillement des Femmes est fort singulier. Elles'nont

fur

C?) Pimenta ,ap. Purcbas,Vo 1. II. p. 1746.G) V. Purcbas , Vol, III. p. 158.ss) Fie Farta, Port. A si a, VoL.I. p. 227.('0 Hamilton , 1. c. p. 49.ss) Balbi, p. ioií. '

(f) Hamilton, ubi Cup.

(g) Ovington, T. II. p 296.

(b) Fitcb ap. Purcbas, Vol. II. p. 174 T -(j) Ovington , ubi fnp.

{£) Hamilton, I. c.

Vi. ,, , . . ... les avoir pareilles, sil est vrai , comme on le

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seuk- -1 P retendent ameemu eneendrerent; & cest dou vient, disent-ils,

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sius les hommes font fort laids & non les lemme > r 1

: uti 'es de la tuere. Portug. A fia , 1- P* 22F.

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