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Tome second.
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1648 — i7i3. 55

ret événement : « Frédéric, dit-il, n’étoit flatté que« par les dehors de la royauté, par le fèste de la re-« présentation, et par un certain travers de l’amour-« propre qui se plaît à faire sentir aux autres leur in-« fériorité. Ce qui fut, dans son origine, l’ouvrage« de la vanité, se trouva dans la suite être un chef-« d’œuvre de politique. La royauté tira la maison de« Brandebourg de ce joug de servitude, où la maison« d’Autriche tenoit alors tous les princes d'Allemagne ;

« c’étoit une amorce que Frédéric jetoit à toute sa« postérité, et par laquelle il sembloit lui dire : Je vous« ai acquis un titre, rendez-vous-en digues; j’ai jeté« les fondemens de votre grandeur, c’est à vous d’a-« chever l’ouvrage. » En effet, l’Autriche , en se prê-tant ainsi à l’élévation de la maison de Brandebourg,semble avoir nui à sa propre grandeur. Au sein del’Empire il s’éleva une nouvelle puissance qui rivalisadepuis avec elle, et qui saisit les occasions de s’agran-dir à ses dépens *.

Quant à la maison électorale de Brunswiek-Lune-bourg , elle parvint au trône de la Grande-Bretagne ,en vertu de la loi fondamentale de cette monarchie,qui admet les femmes à la succession de la couronne.Ernest-Auguste, premier électeur de cette branche,appelée communément d’Hanovre , avoit épousé So-phie , fille de Frédéric V, électeur Palatin, née dumariage de ce prince avec Elisabeth d’Angleterre, fillede Jacques I, roi de la Grande-Bretagne, Un acte ,passe en xyoi au parlement britannique, etendit lasuccession, à cette princesse, alors électrice douairièred’Hanovre , et à ses descendans, comme étant les plusproches héritiers du trône, d’après l’ordre de succes-sion que des actes antérieurs du parlement avqientrestreint aux seuls princes et princesses de la ligneprotestante. L’électrice Sophie fut appelée, par cet

1 Aussi, selon le meme auteur des Mémoires de liftvidebo,P* 2*4, le prince Üttgene, lorsqu'il apprit cette nouvelle, doitavoir dit que l’cnvpereuv auroit dû. faire pendre le* ministres quilui avoient donné un conseil aussi perfide.

Maison

de Brunswick-Lunebourg.