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Tome second.
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46 PÉRIODE VII.

lution i. Les uoms si fameux des Torys et des Whigsprirent naissance sous lui. On pardonnoit cependantà Charles ses fautes et le déréglement de ses mœurs,en considération de la bonté et de l'amabilité de soncaractère. Il n’en fut pas de même du roi Jacques II ,

16 février i685.q u i remplaça sou frère au trône britannique 2 .

Jacquesll. Ce prince s’étoit aliéné les esprits par ses hauteurset par le zèle outré qu’il professoit pour la cour deRome et pour les jésuites, ses confesseurs. A peineélevé sur le trône, il entreprit de changer la religionde son pays, et de gouverner encore plus arbitrai-rement que n’avoit fait son frère. Encouragé parLouis XIV qui lui offrait des troupes et de l’argent,il fut le premier des rois d’Angleterre qui entretintune armée sur pied en temps de paix , et qui fit déci-der , par les juges , que le roi avoit le droit de dispenserde la loi. R se prévalut de cette décision pour dispenserdes lois pénales rendues contre les catholiques ; il leurpermit l’exercice public de leur religion dans les troisroyaumes, et disposa insensiblement en leur faveurde tous les principaux emplois. Enfin il demanda aussiau pape un nonce pour résider à sa cour, et fit faireà Ferdinand Dada auquel Innocent XI confia cëtte1687. mission une entrée publique et solennelle à Windsor.

Sept évêques qui avoient refusé de publier la déclara-^ tion qui çoncernoit les catholiques, furent traités de

•Séditieux , et renfermés , par ses ordres, à la Tour.

Révolution ]] arr j va ^ dans ces circonstances, que la reine Marioao^nin 1688. Modène , accoucha d’un prince, connu dans l’his-toire sous le nom de prétendant. Comme depuis six

• Ràîiîî Thovras , t. IX, pag. 485 ; t. X, pag. 186. Buknet ,Hist. des révolutions d* Angleterre. La liberté nationale gagnasous Charles II par le fameux acte d ’Habeas corpus , passé au par-lement , en 167^ d’après lequel tout prisonnier, eût-il été envoyéen prison par le roi et son conseil* doit être traduit devant le jugequ’il se choisira pour être jugé, ou mis en liberté , si l’on ne pro-duit pas, dans les vingt-quatre heures, une cause légale de son

emprisonnement.

2 Voyez Charles Fox , Hist. des deux derniers rois de la mai-son de Stuart, Paris 1809 , 2 vol. in-8°. L’original anglois a paruen 38083 la traduction a été mutilée par ordre de Buonaparte .