Il8 PERIODE VIII.
favorable pour donner de la considération à sa monar-chie , en profitant de l’armée et des trésors que sonpère lui avcit laissés. Dans ce but il fit revivre certainesprétentions de sa maison sur plusieurs duchés et prin-cipautés de Silésie , dont il soutenoit que ses ancêtresavoient été injustement dépouillés par l’Autriche 1 .Enfin le roi de Sardaigne se prévalut du contrat demariage dp son trisaïeul, Charles Emmanuel, duc deSavoie , avec une fille de Philippe II , roi d’Espagne,pour réclamer la totalité du duché de Milan 2 .
La Frnncr alüce L a cour de France voulant profiter de ces circons-alaikvicre. tances p 0ur abaisser l'Autriche , son ancienne rivale,entama une négociation avec l’électeur de Bavière , etprit l’engagement envers ce prince de lui procurer lacouronne impériale avec une partie des domaines dontelle dépouilleroit l’Autriche . Il fut conclu entre la1 7 4,, France, l’Espagne et l’électeur de Bavière , une alliance
offensive à laquelle accédèrent les rois de Prusse, dePologne, de Sardaigne et des Deux-Siciles ; et, pourempêcher que la Russie ne donnât des secours à Marie-Thérèse , on disposa la Suède à déclarer la guerre àcette puissance. La cour de Vienne s’étant plainte deces résolutions du cabinet de Versailles , diamétrale-ment opposées aux conditions du dernier traité depaix de Vienne , le cardinal de Fleury , que la cabalede MM. de Belle-Isleavoit entraîné dans cette guerre,allégua , pouf sa justification , que la garantie de lapragmatique sanction, dont la France s’étoit chargéepar ce traité, présupposoit la clause : Sine præjudiciotertii , c’est-à-dire que la France n’avoit pas entenduporter préjudice , par sa garantie , aux justes préten-tions de l’électeur de Bavière .
Guerre Le plus actif des ennemis de Marie-Thérèse fut lede succeseion. ro j j e p russe , q U i entra dans la Silésie dès le mois dedécembre îyio. Pendant qu’il étoit occupé à en fairela conquête, l’électeur de Bavière , soutenu d’une ar-mée auxiliaire françoise, s’empara cle la Haute-Au-
1 Roussit, t- XV f p. 168,
2 Idem t. XVI, [i. 55p.