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Tome second.
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PÉRIODE VIII,

27 avril 17.46, cosse par la défaite des insurgés , auprès de Culloden ,dans l’Ecosse septciitrionale. Charles-Edouard fut alorsréduit à se cacher dans les montagnes jusqu’au moisd’octobre suivant, où il trouva moyen de s’embarqueret de repasser eu France .

Campagne La campagne d’Italie de l’année 1745 fut glorieused Italie. p 0ur les François et leurs alliés, les Espagnols. La ré-publique de Gênes , offensée de la clause du traité deWorms, qui lui enlevoit le marquisat de Final 1, em-brassa le parti des deux couronnes , et facilita la jonc-tion de l’armée françoise des Alpes à celle de Lombar-die . Une suite de cette jonction fut la conquête duPiémont, de même que celle de la Lombardie autri-chienne , à la réserve des villes de Turin et de Mantoue ,dont les alliés formèrent le blocus.

Cependant le sort des armes changea de nouveau enItalie , dès l’ouverture de la campagne suivante. Lareine Marie-Thérèse , débarrassée de la guerre avec laPrusse, envoya dans la Lombardie des renforts con-sidérables qui assurèrent à ses armées la supériorité surcelles des alliés. Les François et les Espagnols , dé-

1 Ce marquisat, ancien domaine de la maison de Caretto , passa ,sur la fin du seizième sièele, entre les mains des Espagnols , quil’incorporèrent au duché de Milan . Les Impériaux en prirent pos-session , après l’évacuation de l’Italie par les François, en 1707.L’empereur Charles VI vendit, eu i 7 i 3 > ce marquisat à la répu-blique de Gênes pour uu million deux cent mille piastres. VoyezLitpjig, Cod. Ital. dipl. , 1 .1 , p. En république paya le prix

stipulé, et fut investie du marquisat comme d’un fief reievaut del’Empire. L’article 4 du traité de la quadruple-alüauce de 1718 , etl’article 5 du traité de Vienne de 1 J 2 . 5 1 lui en confirmèrent la pos-session. Cependant la reine Marie-Thérèse ne balança pas de céderau roi de Sardaigue , par l’article 10 du traité de Worms de 1745 ,tous les droits qu’elle pouvoit avoir à ce marquisat, sur l’uniquefondement qu’il importoit à la liberté et à la sûreté de l’Italie deménager à ce prince une communication immédiate par mer avec lespuissances maritimes. La république protesta contre celle cessionqui lésoit ses droits, et soutint bâillement que la reine n’avoit au-cun titre à ce marquisat. Elle entra dans l’alliance des rois de France ,d’Espagne et de Naples , par uu traité qui fut signé à Aranjuez lei*i* mai 1745, et qui stipula de grands avantages en faveur de larépublique. Voyez les actes y relatifs dans mon Recueil des traitést. 1 y p. 4 o 5 et euiv.