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roi de Prusse par toules les puissances contractantes.
Quant à l’Angleterre, outre la garantie (lcla successionbritannique que le traité d’Aix-la-Chapelle renouvelaen faveur de la maison d’Hanovre, elle obtint denouveau l’expulsion du prétendant du territoire deFrance ; et cette puissance, victorieuse sur le conti-nent , consentit meme à faire revivre la clause humi-liante du traité d’Utrecht , qui ordonnoit la démolitiondu port de Dunkerque . La seule modification qu’onfit à cette clause , fut que les fortifications de la place,du côté delà terre, pourroient être conservées. Enfin,par l’art. 1 6 du traité d’Aix-la-Chapelle , le contratde l’Assiento, sur la traite des nègres 1 , accordé à l’An-gleterre , par le traité d’LItrecht, fut renouvelé en fa-veur de la compagnie angloise de l’Assiento pour lesquatre ans que la jouissance en avoit été interrompuependant la guerre.
Cette paix n’apporta pas de changement considéra- Jugementble à l’état politique de l’Europe ; mais en maintenant, Slu ' cetle I'*'*en faveur du roi de Prusse , la conquête de la Silésie ,elle éleva , au sein de l’Empire , une puissance rivalede l’Autriche . L’unité du corps germanique lut ainsirompue , et ce corps se partagea entre les deux puis-sances prépondérantes, l’Autriche et la Prusse. Aussile système d’arrondissement et de convenance, mis enpratique par Frédéric-le-Grand pour dépouiller l’Au-triche de la Silésie , prit depuis faveur ; il servit àminer , avec le temps , le système d’équilibre que des
1 Ce commerce que les Anglois exerçoieut dans l'Amérique es-pagnole , en vertu du contrai de l’Assieuto, ayant facilité la con-trebande , il fut convenu par une convention postérieure si-gnée , en 1750 , à Madrid , entre les deux cours-, que l'Angleterrerenonceroit entièrement à ce contrat, moyennant une somme deceut mille livres sterling , que l’Espague promit de payer à la com-pagnie angloise qui exeiçoit ce commerce. Voyez ce traité dansWeuck , t. Il, p. 464 . Les Espagnols cliercUèrcut depuis à pour-voir par eux-mêmes leurs colonies de nègres, et ce fut dans cettevue et pour se faciliter ce commerce, que la cour d’Espagne se fitcéder , en 1778, par le Portugal, les îles d'Annobon et de Fernandol’o sur la côte de la Guinée en Afrique . Voyez Marteîîs ,
Recueil des traités ; 1. 1 , p. 718.
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