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17.15 — 1789.
cours de Madrid et de Lisbonne 1 , un traité en vertu i 3 janvier >750.
duquel la colonie portugaise du Saint Sacrement et le
bord sept entrion,al delà rivière de la Plata en Amérique ,
filment cédés à l’Espagne , en échange d’une portion du
Paraguay , ou de la terre des Missions, située sur le
bord oriental de l’Urugay. Il s’agissoit de mettre ce
traité à exécution. Des commissaires nommés à cet
effet ayant commencé leur travail, lesliabitans des pays
cédés de part et d’autre s’opposèrent à l’échange, qui
trouva aussi des contradicteurs dans les deux cours.
On soupçonna les. Jésuites d’être les auteurs et les ins-tigateurs de celle cabale. Ces pères avoient créé, dansles pays qui dévoient passer au Portugal , une répu-blique d’indigènes qu’ils gouvernoient en maîtres ab-solus , et dont ils craignoient la subversion si l’échangeen question venoit à avoir - lieu. Us ne négligèrent doncrien pour traverser le projet des deux cours, et allè-rent même, à ce qu’on a prétendu, jusqu'à souleverleshabitans des pays à échanger. lien résulta, pour lesdeux couronnes, une guerre longue et dispendieuse,qui fit verser beaucoup de sang, et qui coûta au Por-tugal seul une vingtaine environ de millions de cru-zades.
Au' milieu de ces événemens, il survint un terrible TiemWcmcnttremblement de terre qui renversa, en un clin d’ceil, de l J e is |, e 0 ™ 1Pla plus grande partie de la ville de Lisboune, et fit lt . r j 3Vi ,-,55.périr vingt à trente mille de ses liabitans. Le feu achevade consumer ce qui avait échappé au tremblement deterre ; et la mer sortant de son lit, le froid et la faimajoutèrent aux horreurs du fléau qui s’étendit mêmesur une grande partie du royaume 2 . Ou reprocha auxJésuites d’avoir, à l’occasion de cc fâcheux événement,annoncé de nouveaux désastres qui dévoient accabler
1 Ce traité fut résilié par une convention postérieure, arrêtéeentre les deux cours le 12 lévrier 1761. Voyez ces traités dans monRecueil , t. I, p. 452 , et t. II, p. 162.
2 Relation historique du tremblement de terre survenu à Lis-bonne , dans l'ouvrage intitulé: TJadministration de Sébastien-Joseph de CarvaUio et Melo , comte d’Oryras, marquis de Vontbal ; au t, n, p. 75.