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Tome second.
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17*5—1789- i55

ment des Génois qui les traitoient avec une duretéexcessive , leur avoit rendu ce joug odieux et insup-portable. Ils se soulevèrent à plusieurs reprises contreces républicains ; mais, mal unis entre eux, ils échouè-rent dans les différentes tentatives qu’ils firent pourassurer leur liberté et leur indépendance.

Un des derniers soulèvemens des Corses fut celui * 1 “ dcsde 1729. Ils se donnèrent alors pour chef AndréCeccaldi, de la première noblesse de l’île, et LuigiGiafferi, homme courageux et enthousiasmé pour laliberté. Les Génois, après de vains efforts pour sou-mettre les insurgés , se virent dans la nécessité de re-courir à des protections étrangères. 11 s’adressèrent à 1731.l’empereur Charles VI , qui leur envoya, successive-ment , plusieurs corps de troupes, commandés par legénéral Wachtendonck et par le prince Frédéric-Louisde Wurtemberg. Les Corses, trop foibles pour résister àdes forces si supérieures , prirent le parti de mettre basles armes. Mais la guerre pour la succession de la Pologne ayant obligé l’empereur de retirer ses troupes de l’île,ces insulaires se soulevèrent denouveau. Une assembléegénérale qu’ils convoquèrent à cette époque, déclarala Corse république libre et indépendante. Giafferi futréélu général, et on lui donna pour collègue HiacynthePaoli , père du fameux général de ce nom. Ainsi lesGénois, après avoir beaucoup dépensé en troupes auxi-liaires, eurent la mortification de se retrouver encoreau même point où ils étoient avant le secours impérial.

Us prirent depuis à leur solde des troupes suisses etgrisonnes ; ils allèrent jusqu’à armer des proscrits etdes vagabonds , pour les opposer aux Corses.

11 arriva, sur ces entrefaites , qu’un aventurier , A PF* l l ,on ,luThéodore, baron de Neuhof, parut en Corse. Issud’une famille noble du comté de Marck en Westphalie ,il s’étoit procuré à Tunis des armes et des munitionsavec lesquelles il se rendit en Corse, résolu d’y tenter i-j 5 G.fortune. Ses manières engageantes , jointes a la pro-messe qu’il fit d’une puissante assistance étrangère,engagèrent les Corses à lui déférer la dignité royale.