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La guerre pour la succession d'Autriche ayant obligé Retraite
la cour de France de rappeler ses troupes de Plie, les des Fr / a "Ç ols -troubles sc renouvelèrent. Gafforio et Matra se char- 1 ^ 1 'gèrent alors du généralat et de la direction des affaires.
Ils eurent un collègue et un concurrent dans la per-sonne du comte de Rivarola, Corse d’origine, qui,soutenu tle quelques vaisseaux anglois , eut la gloire dechasser les Ge'nois des places de Bastia et de San- i 7 45 -Fiorenzo. Les Corses auroient poussé leurs avantagesencore plus loin , s’ils avoient su domter leurs haineset leurs animosités privées , pour ne s’occuper que del’intérêt général -, mais les divisions intestines retar-dèrent leurs succès et facilitèrent à leurs ennemis lemoyen de rentrer dans les places conquises. Rivarolaet Matra ayant quitté le commandement, Gafforio enresta seul chargé. G etoit un homme d’un mérite rareet d’une valeur éprouvée. Il commençoit à policersa patrie et à donner quelque stabilité au gouverne-ment de l’île, lorsqu’il fut assassiné par des émissaires 1753.génois , à ce qu’on prétend. Sa mort replongea laCorse dans le désordre et dans l’anarchie, dont il avoitcherché à la tirer.
Enfin parut le célèbre Pascal Paoli , que son vieux Pascal l’aoli.père envoya de Naples en Corse. Elu chef et général 1 7 55 -par ses compatriotes , il ranima leur courage abattu ;et. pendant qu’il faisoit heureusement la guerre auxGénois, il 11e négligea rien pour réformer les abus etpour faire fleurir l’agriculture, les lettres et les arts.
Il 11e lui manquoit plus, pour compléter son ouvrageet'pour affermir la liberté et l’indépendance de sapatrie, que de faire sortir les Génois des places mari-times de Bastia , de San-Fiorenzo, Calvi , Àlgagliolaet Ajaccio , les seules qui restassent encore en leurpouvoir. Il y auroit vraisemblablement réussi, sans lanouvelle intervention de la France qui, par difl’érenstraites qu’elle conclut successivement avec les Génois,dans lesannées 1^52 , 1766 et 1764, se chargea
de la défense de leurs ports et places fortes de l’île.
L’intention des François, en prenant possession de r ' cs François
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