fin <îe 1769.
5 juillet 1770.
7 juillet.
Campagne •de 1771-
ifi 4 ptiitionn vin.
I/impératrice ne se borha pas à presser les Turcssur les bords du Dniester et du Danube , et à troublerleur commerce dans la mer Noire ; elle forma le projethardi de les attaquer en même temps dans les îles del’Archipel et sur les côtes de la Grèce et de la Morée.Une flotte russe, sous les ordres d’Alexis Orlow et del’amiral Spiritow , sortit de la Baltique , franchit lesmers du Nord et le détroit de Gibraltar, pour se por-ter dans la Méditerranée et dans l’Archipel . Réunie àl’escadre du contre-amiral Elphinston, elle livra uncombat fort vif à la flotte du capitan-pacha, dans lecanal qui sépare l’île de Scio de la Natolie. Les vais-seaux amiraux du capitan-pacha et de l'amiral Spiritows’étant joints dans ce combat, le feu prit à l'un, et fitsauter les deux vaisseaux en l’air. La nuit sépara léscombattans; mais les Turcs ayant eu l’imprudence dese retirer dans la baie étroite de Tchesmé, les Russes les y poursuivirent, et incendièrent toute leur flotte
{ rendant la nuit. Ce désastre jeta la consternation dansa ville de Constantinople ; et le mauvais état de défenseoù se trouvoient les Dardanelles laisse croire que si lesRusses avoient su profiter de la première frayeur desTurcs , il leur auroit été facile d’emporter cette capi-tale 1. L’Anglois Elphinston, qui commandoit une es-cadre de la flotte russe, en qualité de contre-amiral 2 ,avoit ouvert cet avis, mais les amiraux russes ne ju-gèrent pas à propos de le suivre.
La guerre fut continuée foiblement,en 1771, sur leDanube ; mais la seconde armée russe, aux ordres du
Î rince Dolgorouki, réussit à forcer les lignes de Péré-op , défendues par une armée de soixante mille Turcset Tatars, que le khan de la Crimée commandoit enpersonne. Dolgorouki, après avoir franchi cette bar-rière redoutable, se rendit maître de toute la Crimée ,
1 Mémoires du baron de Tott sur les Turcs , t. lit, p. 21, Tà.a 5 et 35 . Lettres de M. Peyssomel , contenant des observationssurles Mémoires de Tott, p. y 5 , 77 et 81.
s Elphinston avoit suggéré à l’impératrice le projet liardi d'en-voyer une floue dans la Méditerranée pour surprendre les Darda-nelles et la ville de Constantinople .