teresse de Sudjoukkalé, dans le Kouban turc , tom-bèrent successivement au pouvoir des Russes . Laprise d’Ismaïlowpar Souwarow fut surtout meurtrière :elle coûta la vie à trente-trois mille Ottomans , sanscompter les prisonniers qui furent au nombre de dixxpille.
Ces succès excitèrent la jalousie du ministère bri-tannique qui , pour faire une nouvelle diversion enfaveur de la Porte, commanda un armement mari-
time , et engagea aussi son allié, le roi de Prusse, à l’Autriche et lafaire marcher des troupes sur les frontières de la Silésie 1
et de la Pologne . Ce prince ne se borna pas à cetteseule démarche ; il conclut avec la Porte une alliance janvier 1790.
formelle par laquelle il s’engagea à déclarer, dès leprintemps suivant , la guerre aux Autrichiens ainsiqu’aux Russes >.
Cédant à ces menaces et désirant rendre la paix à a e R^cli^nîTachses peuples, l’empereur Léopold II , qui venoit de suc-g céder h ,son frère Joseph II , arrêta avec la cour de 27 juillet 1790.Berlin , la convention de Reichenbach, par laquelle ilaccorda un armistice, et consentit à faire une paix
f jarticulière avec la Porte sur la base du statu quo avanta guerre 2 .
Cette paix fut signée à Szistowa en Bulgarie , sous TaixdeSz -'f t °' v '!*la médiation de la Hollande et de la Prusse. L’empe- ^chiens et lareur rendit Belgrade et généralement tout ce qu’il avoit Porte,enlevé aux Turcs pendant la guerre. Il consentit à ne 4aout 1 79 1 -garder Choczim que jusqu’à la/ conclusion de la paixentre les Russes et les Turcs. On lui assura seulementune frontière plus avantageuse sur la gauche de l’Unna ,ainsi que du côté de la Walachie , où il obtint le Vieux-Orsowa ; et la rivière de Czerna fut adoptée pour limiteentre les deux empires 3 .
siégée eu règle. Histoire des campagnes de Souwarow, t. II, c. 6.
Laverne, p. 179 elsuiv.
1 Martens , t. IV , p. 560.
3 Idem , t. III, p. 170 et suiv. Hist. des traités de paix, refon-due , vol. XIV.
3 Marteks , t. V, p. 18 et 29.