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14 (1753) L' ancien état des Bourguignons, Allemands, Gepides, Herules, Marcomans, Quades, Sarmates, Daces, Lombards, Bulgares ...
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DES EXARQUES DE RAVENNE, Lc. Liv. IV. Cn. XVII. 211

me, & garda les autres Provinces, dont nous avons fait mention ci-dessus, Spct.ÏI.comme Royaume de Lombardie. II laissa, comme ses Prédécesseurs avoient Histoire -fait, les autres Ducs en possession de leurs Duchés, fe contentant du fer-ment de fidélité, quil les obligea à renouveller annuellement. Ce serment ^ S j eétoit conçu en ces termes: Je promets, de bonne foi, d'être fidèle à mon mondeSouverain Charles &? à [es fils , austì longtems que je vivrai;& je jure par Cléphis,ces Saints Evangiles que je lui ferai fidèle, comme un vajfal à son Seigneur & & cSouverain. II ne transféra jamais les Duchés dune famille à une autre, que ""quand les Ducs violoient leurs fermens, ou mouroient fans laisser de fils.

Cet acte de transférer un Duché sappelipit Investiture ; & de- vint queles Fiefs ne furent donnés que par Investiture, comme on lobserva dans la-fuite rélativement aux autres vassaux, fçavoir, les Comtes, les Capitaines,les Vavascurs, dont les Redevances ont été après cela perfectionnées parles Princes àJllemagne. Charles confia la garde des Frontières & des Vil-les aux Comtes, qui ëtoient revêtus dune grande autorité. Ces limites Magì>sappelloient Marches ou Marches ; & cest de- quest venu à ceux qui en F r f ts . 3avoient foin, le titre de Comtes des Marches , & Marquisats : d à son tour Mmle titre de Marquis a tiré son origine. Cétoient- les Magistrats ordinai-res établis par Charles pour le gouvernement des Villes, & la garde deslimites du Royaume ; mais dans quelques occasions il nommoit des Com-missaires , dont lautorité étoit plus grande que celle des Comtes, & quisappelloient Misti. II dévoient dans toutes les Provinces déterminer leslimites de chaque Ville. Sous le Gouvernement des Lombards il y avoiteu fur ce sujet de fréquentes disputes entre les Villes voisines ; mais lesMiffi remédièrent à cet inconvénient, & pour avoir des bornes moins ex-posées à quelque changement, ils y employèrent des Rivières, des Mon-tagnes, des Vallées, & dautres monumens durables. II obligea aussi lesVilles à lui prêter ferment de fidélité, & leur imposa, de même quauxFiefs, aux Eglises, & aux Monastères, une espèce de Tribut, appelle Fo- Tributderum, Paratia , & Manfionaticum, qui dévoie lui être payé, particulière- î Ument quand il viendroit en Italie ; mais il eut la générosité dabolir dans lafuite ce Tribut, pour quil restât à Y Italie au-moins une ombre de liberté :toutes les fois quil y retournoit, il convoquoit une Assemblée générale desEvêques, des Abbés, & des Barons du Royaume, pour régler avec euxles affaires publiques de quelque importance. Les Lombards navoient quunEtat composé de Barons & de Juges,* mais les François du tems de Charle-magne, en avoient deux, fçavoir, le Clergé & la Noblesse. Cest ce quiengagea dans la fuite ce Monarque à ajoûter en Italie lOrdre des Ecclésias-tiques à celui des Barons ou de la Noblesse. Cette coutume de convoquerles Etats subsista en Italie jusquau tems de Frédéric I. iris -'assemblèrent,presque toujours, à Roncaglia, endroit peu éloigné de Plaisance, & y fi-rent plusieurs excellentes Loix (a). Les affaires dItalie étant ainsi réglées,

Charles sen retourna en France lan 774. Mais à peine fut-i) parti, que lesDucs Lombards, particulièrement ceux de Frioul, de Spoléts & de Bénê-

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W Slgon. íbid. & Frnnken Diss. de Majura. Maicamp. ct Roncal. p. 42.

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