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14 (1753) L' ancien état des Bourguignons, Allemands, Gepides, Herules, Marcomans, Quades, Sarmates, Daces, Lombards, Bulgares ...
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DES DIX MILLE GRECS &c. Liv. IV. Cn. XVII. 4ir

II nest donc plus besoin den parler, & je nai quune chose à dire, Histoire \ cest que tandis que nous demeurerons bien unis, nous ne manquerons de f a re - de rien; mais si nous venons à nous partager, notre puissance divisée dt * nétant plus fi considérable, nous ne trouverons plus personne qui nous Grecs* * veuille fournir ni des vaisseaux, ni des vivres. Je fuis donc davîs, comme Uc. - VOUS ,de retourner en Grèce', & si quelquun se veut séparer des autres,

,, den faire le châtiment. Sa proposition ayant été mise aux voix toutle monde lapprouva, à lexception de Silanus , qui commença à crier quilfalloit laisser à chacun la liberté de sen retourner comme il lui piaîroit ; maisles Soldats, irrités de son insolence, le menacèrent de le punir comme déser-teur, sil étoit surpris en fuyant.

Durant le long séjour que lArmée fît à Cotyore , il ny avoit eu pour el* Meffagçle aucun moyen de subsister quen faisant des incursions fur les Terres des fie Cocy-Paphlagoniens, qui à leur tour ne manquoient pas dattaquer lesGrw, lors- * as *quils les trouvoient écartés. Pour faire cesser ce désordre, Cotylas , Satra-pe de la Paphhgmie , envoya des Ambassadeurs, qui furent leçus avec degrandes marques damitié & de distinction. On les régala aussi de quelquesdanses, & de divers exercices; après quoi ils furent renvoyés très-satis-faits de leur réception *.

Dès quon eut assez de Vaisseaux, lArmée sembarqua, & après avoir issGreanavigué un jour & une nuit par un bon vent, arriva le lendemain à Sìnope, sembar-dont les habitans envoyèrent aux Grecs 3000 mines de farine, & 500 me- 9 uent P»u%sures de vin. Le jour suivant on mouilla lancre de Harmêne à une lieue ^ arm ^

& demie de Sinope. Cheirifopbe arriva- avec quelques Galères, point dar- negent, dinutiles louanges, & la promesse daccorder la paye de Lacédémo-ne à ceux qui voudroient servir sous lui.

Les Soldats, qui ne se voyoient pas loin de la Grèce , auroient été bien Les Soiaises de faire quelque butin avant que dy arriver. Pour mieux couvrir às veil-leur àt tenterquelque ex-pédition

ces deux Chefs mécontens sétoieht engagés à payer un C/zicénique par mois à chaque Sol- lucrative .dat, à condition quon partiroit à la nouvelle Lune. Notre Auteur rapporte le détail de leursmenées. La valeur du Cyzkénique a été bien déterminée par Spelman (z>. Suivant Démojl-Mne, il valoit vingt & huit Drachmes Attiques, & portoit dun côté la tête dune femme,apparemment Cybéíe, & fur le revers la figure dun lion. Au-reste, cette coutume de pa.yer par mois étoit en usage parmi les Grecs, & ailleurs.

* On les avoit régalés de la danse de deux Tbraces , dont lun, après quils fe furent bat-'tus quelque tems au son de le flûte, tomba & fut emporté par ses compagnons. Lautrelortit chantant Je triomphe, chargé des dépouilles de son ennemi. Les Paphlagoniens jet-terent un cri lorsqu ils le virent tomber, pensant quil fût mort; mais ce néroit qu un jeu.

II y eut ensuite plusieurs autres danses, dont ie Lecteur pourra voir Ja description dansXénopbon même (l). Mais aucune ne divertit tant les Ambassadeurs que celle dune Baladi.ne, qui entra parée & armée avec une rondache un peu légére. lille dansa la Pyrrbiqucdun air si résolu » que les Paphlagoniens demandèrent si parmi les Grecs les femmes al*loient à la guerre. On leur répondit que oui, & que c étoient elles qui avoient mis en fui-te le Roi de' Perse.

(1) Xenoph. ubi supi. I» VI. sub 'mit,

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