SïCT. IIReligiondes Gau-lois.
yiclimes
humaines
comment
(ferles.
ÛS 6 HISTOIRE DES GAULOIS.
> Les Patriarches & les Juifs , à l’exception des seuls Sadducéens , regardoientcette vie comme un passage à une autre meilleure. 12. Quand leur vieétoit en péril, ilsfaisoient vœu de la racheter par celle d’un ou de plusieurs,esclaves (a), C’est de quoi. Jepbté , up des Juges à'Israël , & son vœu té-méraire (s), nous fournissent un exemple frappant. Cet usage étoit pluscommun encore parmi les Phéniciens. 13. Les Juifs avoient les eaux dejalousie pour éclaircir les doutes qu’ils formoient contre la fidélité de leursfemmes. Le Rhin tenoit lieu de ces eaux chez les Gaulois Les Druidesobfervoìent comme une maxime constante de n’écrire ni les Loix nil’Histoire de la Nation, mais de renfermer le tout dans des Poèmes &des Cantiques, dont le nombre s’étoit fi fçrt multiplié du tems de César,que les Druides , qui étoient obligés de tout Ravoir par cœur, employoiencprès de 20 ans à les apprendre, (c). Cette même coutume étoit observéepar les Patriarches, & par divers Peuples du Pays de Canaan , avant letems de Moyse , qui cite divers de ces Cantiques, & en composa quelques-uns lui-même: exemple qui fut imité par d’autres Prophètes. QuelquesPeujMes Gaulois portoient leurs Dieux à la guerre. Les Philistins en fai-,soient autant, à les Hébreux ne marchaient jamais à J’Ennemi, fans l’Ar-che de l’alliance. II est parlé aussi dans l'Ecriture des Tabernacles dtMo-loch , de Chiun , & de Rempham. Les Gaulois personifioient & déifiaientles Fleuves 7 les Lacs, les Lois, &c. Les Prophètes personifioient lesmêmes objets', mais uniquement pour les inviter à rendre l’hommage de^leurs louanges ail Créateur. 11 se pourroic trés-bien aussi que l’exemple.d ’Abraham, disposé à offrir son fils Isaac en sacrifice (d), ait été un des.motifs qui engagèrent les Gaulois à immoler des victimes humaines. Nous.allons donner ici à nos Lecteurs une juste idée de la maniéré dont cetteCérémonie inhumaine se pratiquait parmi eux, & leur laisserons le plai-sir de découvrir eux-mêmes, dans la fuite de cette Histoire, plusieurs au-tres traits de conformité, que nous avons été obligés d’omettre.
Nous ne pouvons décrire la sanglante coutume de sacrifier des victimeshumaines qui fut en usage de íì bonne heure parmi les Gaulois , &à la-quelle, s’il en faut croire Procope (f), ils ne renoncèrent que plusieurs sié-cles après qu’ils eurent embrassé la Religion Chrétienne , que telle qu’ellese pratiquait hors de leurs Bois, dans l’intérieur desquels aucun étranger
n’étoit:
(a) Comment, ubi supr. (d) Hîc supr. T. II. p. 504.
W) ]ug„ XI. 30.. (e) Ibid. p. 185. Gotli. L. II. c. 25.
(c) Comment, ubi supr*
* Ce n’est point ici le lieu dé parler de ces fortes d’épreuves, & autres, qui passèrent:de? Gaules dan? la Grande-firetagne,& q»> probablement ont tiré leur origine des eaux de ja-lousie des Juifs. La chose est sûrement telle par rapport aux eaux du Rhin, dont parle Julienl’Apoilat. II dit (l) que quand un Gaulois soupçonnoit sa femme d’infidéìité, ii l'obligeost2 jetter elle-mêine dans ce Fleuve les enfans qu’elle avoir mis au inonde. Si ces enfans al-loiént.à fond, la femme étoit mise à mort; au-lieu que s’ils gagnoient le bord du Fleuve &la nage,! leur rnere étoit déclarée innocente.
(j) Orat. XVI.