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13 (1752) L' histoire des Turcs, Tartares et Mogols, des Indiens et des Chinois. Dissertations sur la manière dont l'Amérique a été peuplée ...
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' HISTOIRE DÉS GAULOIS. Liv. IV. Ch. XIII. 257

tre sçavant Auteur en tout, à larticle près, sur lequel nous différons de lui. Sect. k.

Le nom de Stonehenge , étant originairement Saxon , & signifiant simple- Religionment un monceau de pierres de potence , est si vil pour désigner un aussi f e . s G nubel ouvrage, quìl faut sûrement quil ait été construit longtems avant lar- °' srivée des Saxons en Angleterre. , 8'ils en avoient été les Auteurs, ou capa- Naétêm:-blés déjuger de lescellence de louvrage; ou bien, sil é toit resté, de leur mterne, quelque trace de ces Auteurs, & du dessein quils avoient eu en le ^onsconstruisant, ils lauroient sûrement désigné par un nom plúa honorable. p sll - ief ^Les anciens Bretons , lorsque les Romains vinrent les attaquer,' parloient du n ois.Stonehenge, comme dun ouvrage construit depuis plusieurs siécles, & fortsupérieur à lhabileté humaine. 11 s Fappelloient en leur Langage, ChoirGhaur, mots que quelques Sçavans rendent par la danse des Gèans, en con-séquence dune notion répandue dans tous les Pays se trouvoient depareils monceaux de pierres, que cétoit louvrage des Géans. vautres enattribuoient la construótion aux Démons, apparemment à cause de la ré-putation que les Druides avoient dêtre de grands Magiciens. Notre habileEcrivain observe fort judicieusement, que Choir Ghawr doit plutôt être ren-du par les mots de grand Chœur , parce quil surpássoit tous les autresouvrages de ce genre en grandeur, & apparemment aussi en magnificen-ce , le Souverain-Pontife des Druides tenant en cet endroit lassemblée gé-nérale de tous les Druides inférieurs. Cette étymologie répond mieux à lagrandeur de louvrage, & au but quon sest proposé en le construisant,soit que nous supposions avec notre Auteur,.que çait été un Temple,où,ce qui nous paroît plus vraisemblable, un endroit destiné à quelque autreusage public. Ce que nous venons de dire suffit pour prouver, au-moins enpartie * que le Stonehenge nest pas de la façon des Romains ; car les anciensBretons nauroient pas donné, dans leur propre Langue, un nom si distin-gué à un ouvrage de leurs ennemis : mais notre Sçavant a employé uneméthode bien plus sure pour nous convaincre, que ce na jamais été lou-vrage des Romains, & bien moins encore un Temple Romain , pareil 2uPanthéon *. Cette idée est celle de notre fameux Architecte Inigo Jones.

Ce

par ce moyen les Gaulois à leurs Coutumes & à leur Culte Religieux; que de la part duzèle aveugle des Chrétiens , qui regardoient comme une œuvre méritoire de gâter & de dé-truire tant de monumens didolâtrie & de Superstition cruelle (r).

* Ce grand Architecte, ou , à ce quon croie communément, celui qui á publié son Ou-vrage, pour que les dimensions répondissent à son plan, a été obligé de les altérer, dedéplacer quelques-unes des plus grandes pierres, & de les mettre ailleurs, suivant les be-soins de son Système. Cest ce qui a pvu clairement par un nouvel examen quont fait dutout des personnes de jugement & de goût. Ne seroit-on pas en droit de conelurre du silen-ce que Jones a gardé durant 30 ans, qui se sont écoulés entre le tems il a examiné le.Stonehenge , & celui de fa mort, quil na jamais eu dessein de publier ses observations; &'stue , tout bien considéré, il jugea iui-même ses remarques peu dignes de voir le jour.

Mais, après fa mort, Mr. Wthh son gendre trouva apparemment moyen de surmonter'cette difficulté, á laide des changemens, que nous avons indiqués. II ajoûte modestement,

que

(*1 Vid. Relíg. des Gaul. L. I. c. 13. Kcyilei Antiq. Scptentr. &c.

Tome XIII. g; j.