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13 (1752) L' histoire des Turcs, Tartares et Mogols, des Indiens et des Chinois. Dissertations sur la manière dont l'Amérique a été peuplée ...
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HISTOIRE DES GAULOIS. Liy. IV. Cïí. XIII. 267

minés par quelques raisons, à bâtir de pareils Temples dans leurs Pays, Sïct. III,ce Conquérant en auroit sûrement parlé; lui qui àime tant a raconter com-ment il réduisit sous lobéissance de la République tels ou tels petits Royau ^oZi,mes, & comment il s'y prit pour engager les habitans de differens_Dis- quelquf!tricts à imiter quelques Coutumes Romaines. Puis donc quil nest fait au- Divin Hit.cune mention a cet égard, ni dans cet Auteur, ni dans aucun antre,nous sommes en droit d'en inférer, que da teins, de César il ny avoitgpoint de Temples parmi les Gaulois; & quand même il y en auroit eu, il ; Gaulois.ne suivroit point de- quils eussent été louvrage des Gaulois. Ce feroit -aux Romains quil faudroit les attribuer, puisquune partie de leur Religion Q tianii mconfistoit à adopter les Dieux étrangers, à leur vouer des Temples & desAutels, quils crigeoient ensuite à leur honneur dans les Pays dont ils fai- ^ i«soient la conquête ; au-lieu que les Gaulois avoient pour maxime fonda- Gaules desmentale de piller & de démolir tous les Temples de leurs Ennemis., en Temples ,conséquence dun principe qui leur étoit commun avec les Perses , sçavoir des AuttU >que cétoit commettre une offense envers lEtre Suprême, que de vouloirle renfermer dans lenceinte de quelque endroit ; ce qui a fait dire à Cicé - ÍKWron , qui nétoit pas fort versé dans la connoissance de la Religion des Gau-lois , quelle confistoit principalement dans un esprit de contrariété à tou-tes les autres *.

Nous ne sçaurions dire avec la même certitude, quils nimitérent lesRomains dans aucune autre partie de leur Religion, cest-à-dire, quilsnadorérent pas quelques-unes de leurs Divinités, avant dêtre subjuguéspar ces Maîtres du Monde. Nous lisons quils adoroient Mars sous lem-blème dune épée nue, & que Mercure étoit en grande vénération danstoutes les Gaules (a) , probablement à cause du bien que ce Dieu avoitfait à leurs Arts, à leurs Sciences, & à leur Commerce ( b ). Il nest, à*la-vérité, pas question ici de Temples, ni dAutels, mais feulement destatues érigées en son honneur ;6r peut-être ce Culte ne fut-il au commen-cement

(o) Comment, ubi supr. L. VI. (b) ílîc supr. T. IV. p. 119, &c.

* Nous ne sçaurions dire fi cest par ignorance de leurs principes, ou dans le dessein demieux justifier son client (1), quil dit des Gaulois , quils ne profeíîbient dautre Religionque de faire la guerre à celles de tous les autres Peuples, & même aux Dieux. 11 les ac-cuse d'avoir quité leur Terre natale, uniquement pour aller attaquer Y Apollon de Delphes ,

& piller son Temple. Cesl-, continue-t-il, cette Nation sainte,qui a aífiégé le Capitole,

& le grand Jupiter lui-mêtne qui sy trouvoic. Nous aurons occasion dans la fuite de réfu-ter la plus grande partie de cette accusation,& nous nous contenterons dobserver ici quilsavoient du teins de Cicéron un mépris déclaré pour les Dieux des autres Nations, ce quiprouve quils navoient point encore adopté alors aucune des Cérémonies Religieuses desGrecs ou des Romains. Remarquons de plus que le caractère général que les Auteurs deces deux Nations attribuent aux Gaulois , est une contradiction perpétuelle, puisquils lesreprésentent, tantôt comme nayant aucun principe de Religion , & tantôt comme le Peu-ple le plus superstitieux quil y eût sur la face de la Terre: le sens dun Langage, qui s'ac-corde si peu avec ) U j. m ême, est sûrement que les Gaulois avoient une Religion à laquelleus êtount fl attachés , qu'il ne kur restoit que des sentiinens de mépris pour toutes les autres.

(1) Orat. pto M. Fonteio,

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