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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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92 HISTOIRE DE L’ORDRE

Section de Tunis. La Garnison de Tripoli faisoit souvent des prisonniers & dwJ Y* butin jufqu’aux portes de ces Places. Les habitans de Gienzor pour se

det’Ordre délivrer de ces courses, acheterent de Sanguesse la paix, du consente-jusqu'àla went du Grand-Maître, en payant une certaine contribution (a). Maismort de ceux de Tachore ne voulurent pas entendre parler de tribut, & se dé*Jean de la fendirent les armes à la main contre les Partis de Tripoli. Ces petitesValette. g uerres en causerent dans la fuite de bien plus importantes entre les E-tats de Barbarie & les Princes Chrétiens , dans lesquelles les Chevaliersde St. Jean ne se signalèrent pas moins qu’ils avoient fait en Asie, ain-si qu’on l’a vu dans l’Histoire d’Alger, de Tunis & de Tripoli, & com-me on le verra encore dans la fuite de ce Chapitre.

A peine le Grand-Maître étoit-il établi à Maithe , qu’on voulut renga-ger dans la guerre contre les Infidèles de Barbarie , pour étendre ses do-maines de ce côté-là ; on lui représenta que l’Ordre ne pourroit jamais con-

fise.

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Lé'emre*

prise deMotionéchoue.

; server une Place aussi foible que Tripoli, & sur-tout sans territoire, à moinsque de la couvrir par de nouvelles conquêtes. Mais comme l’entreprise deModon lui paroissoit alors plus importance, il s’appliqua à ce qui pouvoitla faire réussir, prit à fa solde un bon nombre de soldats, & se pourvut deVaisseaux. Comme il ne pouvoit quitter f Isle de Maithe, il confia lecom-• mandement à deux habiles Capitaines. Un grand nombre de Chevaliers«'embarqueront fur la Flotte , qui mit à la voile le 27 d’Août 1531. Nousn’entrerons pas dans le détail des circonstances de cette malheureuse entre-prise , qui finit d’une façon peu honorable à l’Ordre. Nous observeronsseulement, que quoique tout parût promettre un plus heureux succès, &

' que les deux Renégats non seulement tinrent parole, mais témoignèrentbeaucoup d’impatience de se signaler par leur zele & leur bravoure, l’en-treprise ne laissa pas de manquer par l’avidité des troupes de Maithe: ellesavoient été introduites durant la nuit, & au-lieu de marcher droit au Châ-teau, elles se dispersèrent pour piller, & commirent de grandes violences.Les habitans pour éviter la fureur du soldat, se réfugièrent dans le Châteauoù le Gouverneur s’étoit retiré, II leur fit prendre les armes, sortit àleur tête avec sa garnison, chargea brusquement les pillards, & en tua «sa-bord plusieurs; ils se rallièrent cependant & firent ferme»en attendant l’ar-rivée des Galères.

Elles étoient cachées dans une caîle de fille de Sapienza,&on leuravoitdonné le signal d’approcher, par un coup de canon ; mais un vent violent& contraire avoit empêché le Général d entendre le bruit du canon ; ce nefut que fur le midi & par une barque que le jeune Scandali,fils d’un des Re-négats, lui dépêcha, qu’il apprit ce qui se passoit, qu’il s’avança. Mais leGouverneur avoit dans ces entrefaites mis si bien ordre à tout, & reçu unfi puissant renfort d’un camp voisin destiné pour la Hongrie, que les Chré-tiens se virent contraints d’abandonner la Place, après avoir perdu quelques-uns des plus braves Chevaliers, & un bon n ombre de soldats. Ce qu’il yeut de plus fâcheux pour les habitans de Modon,c’est que le Grand-Prieur

de

(a) Bojto , I.c. L. V. Bìudouin ubi fup. Fertot , T. IV. p. 2,3.'