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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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DE M A L T H E Lnr. XXL Chap. VII. 147

suroît câufé la perte de ces ouvrages. Mais un Officier Turc, Chrétien & Sectto»Grec de naissance, qui avoit assisté à ce Conseil, touché par un mouve- JY-ment subit de sa conscience, résolut de passer dans l’Ifle & d’en donner avisau Gouverneur. Cet Officier s’appelloit Lascaris; les Turcs à la prise à&j u sq U 'àìaPatras le firent esclave tout jeune ; il fut élevé dans la Religion Mahomé- mort detane, & par son mérite & sa valeur il s’écoit élevé aux premiers emplois Jean de îaparmi les Spahis. Juíques-là l’ambition avoit effacé les notions du Chris ^ !ettetianisme; mais la valeur héroïque dont les Chevaliers donnoient tous les gjours des marques si éclatantes excita fa compassion, & il ne put entendreun projet si nuisible pour eux fans s’intéresser à leur fort.

Après le Conseil il se rendit au bord de la mer, dans un endroit qui setrouvoit directement vis-à-vis de séperon de St. Michel, d’où avec la toilede son turban il faisoit signe qu’on envoyât une Barque pour le passer dansî’isle. Quelques Turcs ayant reconnu aux signaux qu’il faisoit qu’il vouloirdéserter, accoururent pour l’arrêter. Quoique Lascaris ne fut guere na-ger , il se jetta dans la mer ; ce que les Chrétiens ayant vu, ils firent partiraussitôt trois excellons nageurs, qui le rencontrèrent presque sans forces. Ilsle joignirent, & par leur secours il gagna heureusement le rivage. Aprèsqu’il eut repris ses esprits, on le conduisit au Grand-Maître , auquel il dé-couvrit les projets du Bacha & de l’Amiral. il n’est pas nécessaire de direque le Grand-Maître & Je Conseil lui témoignèrent une extrême reconnois-sance d’un si important avis. On lui assigna une grosse pension, & pen-dant tout le siégé iì rendit de grands services par fa valeur & ses conseils (a).

Le Grand-Maître, revenu de l’étonnement que lui avoit causé un desseinaussi hardi & aussi difficile que celui de l’Amiral, pensa à en prévenir promp-tement s exécution, qui auroit infailliblement entraîné la perte de slíle. Sadiligence fut égale à la grandeur du danger ; il fie fortifier non seulementla pointe, mais plusieurs autres postes importuns, par des estacades & d’au-tres ouvrages. Le Bacha fut bien surpris de voir tant d’ouvrages, íbrtispour ainsi dire du fond de la mer, & qui rendoient le projet de l’Amiralimpraticable. U tenta d’abord de faire couper les estacades par des Turcsqui savoient nager , & qui y alferent ayant une hache à leur ceinture. Maisdes soldats Malthois excellens nageurs, l’épée dans les dents & tout nuds,joignirent les Turcs, en tuèrent ou blessèrent une partie , & poursuivirentles autres qui prirent la fuite. Us ne laissèrent pas d’y revenir le lende-main, mais cette seconde tentative ne réussit pas mieux que la premiere,desorte que le Bacha commença à faire tirer de toutes ses batteries le 15 deJuillet (*).

Lc Château de Saint-Ange étoit battu par les canons qu’on avoit placés Feu terri.fur le Fort St. Elme, & fur le Mont Sceberras. Le Bourg & le Fort Saint- Medeibae*Michel étoient exposés au feu des batteries placées fur le Coradin, fur 1 es teneSm

Monts

00 Baudouin I.c. C. 8. Vertot , T. V. p. IZ. & fuir.

X') J® sertir ici qu’il régné une étrange confusion dans les dates ; FAnteur An-grais a lulvi 1 Abbé de Vertot; j’ai tâché de démêler le vrai, mais il ne m’a pas été poffibieRajuster les dates; amfl je les donne comme je les trouve. Rem. du Trad,

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