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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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HISTOIRE DE L’ORDRE

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V.

1625.

moins de dixsept, don t tant lui que ses deux prédécesseurs a voient disposéainsi de leur autorité. Ces concernons soulevèrent toute la Langue d’Italie ;les Chevaliers refusèrent de faire leurs Caravanes, & de remplir les autresdepuis an devoirs de leur profession, & la plupart se retirerent chez eux dans le sein15(58 ,juf de leurs familles. Le Grand-Maître, de concert avec le Conseil, pour ar-4 u ’à l'an r èter ce désordre dépêcha un AmbaíJàdeur au Pape, pour lui porter les ju-* 7 a î- stes plaintes de la Religion. En même tems on en envoya trois autres àce même sujet, à l’Empereur, au Roi de France & au Roi d’Espagne. CesAmbassadeurs, qui étoient des premiers de l’Ordre, représenterent avec lescouleurs les plus vives à ces Princes ['injustice des procédés du Pape. Ilsétoient encore chargés de leur représenter l’abus de certaines dispensesqu’on accordoit à Rome aux Chevaliers, par lesquelles il leur étoit per-mis de disposer de leurs effets au préjudice du Trésor commun; ce quiportoit un grand préjudice à la Religion. Les Ambassadeurs s’acquittè-rent de leur commission avec beaucoup de fidélité & de zele. (Quelques-uns des Souverains firent témoigner par leurs Ambassadeurs à Rome,combien les atteintes qu’on donnoit aux droits de 1 Ordre leur étoientdésagréables; mais ces représentations ne produisirent aucun effet; & jePape, malgré les remontrances du Grand-Maître & du Conseil, continua àsoutenir ses prétentions, & en forma même de nouvelles.

En 1625, l’Ordre fit une entreprise fur l’ííle de St. Maure, occupée parles Turcs , qui ne réussit point ; douze Chevaliers y furent tués, & ungrand nombre blessés. Ce malheur fut suivi peu après de la perte de deuxGalères, le St. Jean & le St. François, dans un combat contre les Corsai-res. II y eut plusieurs Chevaliers tués , d’autres blessés, & quelques. unsfaits esclaves,

Nonobstant ces pertes qui portoient un grand préjudice à l’Ordre , lePape sourd à tout continua de donner les Commanderies dans la Langued’Italie à ses parens.

L’an 1627 le Grand-Maître fit construire une nouvelle Ghlere, jusques-là l’Ordre n’en avoit entretenu que cinq, ce fut la sixième.

L’année suivante Urbain VIII. piqué des plaintes continuelles que l’Ordrefaisoit de ses procédés, publia une Ordonnance motuproprh, par laquelleil changea l’Ordre qui s’étoit observé jusqu alors dans 1 élection des Grands»Maîtres.

Antoine Eosio, fils naturel du Bailli Jean Othon Bosio, & qui avoit étéadopté par son oncle Jaques Bosio, fit de grands progrès dans les Belles-. .Lettres, & sur-tout dans la connoissance de l’i listoire Ecclésiastique ; il serendit célébré par ses différens Ouvrages, & en particulier par fa RomaSub *terranea. II succéda à son pere adoptif dans la charge d’Agent de l’Ordreà Rome, & étant resté le dernier de son nom, il recueillit cette année lasuccession générale de tous les biens de cette maison.

Le Pape, toujours attaché à réduire le Gouvernement de l’Ordre par rap-port à ses vues secrectes, entreprit de changer l’ancien u fige qui se prati-quoit dans les Chapitres généraux ; il fut cependant obligé peu de tems aprèsde s’écarter de ses nouveaux Réglemens.

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1627.

£( 528 .

1629.

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