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27 (1767) La suite de l'histoire de l'order de S. Jean de Jérusalem depuis l'établissement des chevaliers dans l'isle de Rhodes, jusqu'à l'année 1725 ...
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D. E .M A L T H. E. Ljv/ JiXI. Cfap. VII. îo5

„ être eux-mêmes réduits.', Qu’.ils -tfavoient rien tant à cœur que de déll- $j>cïick„ vrer ceux des leurs qui étoicnt dans les fers. Que fi Sa Iiautesse avoit les ' V. *

„ mêmes intentions, ils é t oient ' prêts à négocier la liberté réciproque des è„ Esclaves, ou par échange ou par rançon , suivant l’usage reçu parmi les^ a!t . h ?,

„ Princes. Que Sa Hauteiîè leur fít connoître ses intentions, & qu'ils n'ou>

„ blieroient rien pour les seconder "/ ' qu'à Pan

Cette réponse ne.fut pas envoyée à Tunis, mais au Marquis de Bonac, 1725, ..Ambassadeur de France à Constantinople , pour la rendre à qui il jugeroit à Tr ^ ì 7 mpropos des Ministres de la Porte ; il l’envoya au Grand-Viíìr. Quelquesjours après il fut agréablement surpris de le trouver disposé non seulement àfaire les échanges , mais même à négocier la paix avec l’Ordre de Malthe.

Le Marquis de Bonac , persuadé que cette paix ne pouvoit qu’être avanta- ‘géufe à f Ordre & à toute la Chrétienté , y travailla avec application , &ménagea tellement l’eíprit du Grand-Visir, auprès duquçl il avoit du crédit,que tous les articles qu’il proposa furent acceptés.

11 les envoya au Grand-Maître, & à la Cour de France ; ils furent ap-prouvés avec cette réserve, que le Grand-Maître aima mieux faire une tre.ve limitée qu’une paix; il est aisé d'en deviner la raison.

Voici les Articles dont on convint.

1. Que les Esclaves feroient échangés réciproquement , & que s’i! y en Artidet

avoit plus d’un côté que de Fautre , les surnuméraires feroient délivrés arrêtéspour cent piastres par tête. eMre k

2. Qu’on ne comprendroit dans cet échange que les Esclaves faits fous Maiste 6?

le Pavillon Malthois & fous le Pavillon Turc. j e Grand*

3. Que la Treve feroit de vingt ans , & qu’après ce tems écoulé onG/npourroìt en négocier une autre.

4. Que les Républiques de Barbarie ne feroient point comprises dans ce 'Traité, & que la Porte ne leur donneroit aucun secours, ni direct ni indi-rect, contre Malthe.

3. Que les Malthois jouiroient dans les Etats du Grand-Seigneur des mê-mes privilèges que les François.

6 . Que ce Traité feroit nul dès qu’un Prince Chrétien auroit la guerreavec la Porte.

La nouvelle de ce Traité fut reçue dans Constantinople avec de grands Oppositionsapplaudissemens. Mais le Capitan Bacha , piqué qu’une affaire qui regar .duCapitandoit la mer eût été traitée fans lui , engagea tous les Officiers de la Marineà s’y opposer. Le Grand-Vifir voyant leur mécontentement unanime, ne l724 "crut pas devoir pousser la négociation plus loin. II fit cependant connoîtreau Marquis de Bonac, qu’il n’avoit point changé de vues , & qu’il feroitaisé de renouer cette affaire, en prenant quelques mesures pour y faire con-sentir les Officiers de la Marine , donnant à entendre par-là qu’il íalloit lesprendre du côté de l’intérët. Le Marquis le comprit, mais comme cela de-mandoit du tems, de nouvelles instructions, & des remises’ de France & deMalthe, la négociation fut interrompue.

Pendant cette négociation , le Grand-Maître , averti qu’un Vaisseau de.

C c 3 Tunis 3