HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII. 49
, H Raììe k Maréchal de Lautrec conquit tout le Royaume de ^^pks, Se-.iiosca la réserve de Gaiette & de la Capitale, & Philippin Dona battit fur mer j> WfIi ; fíle Viceroi Moncade, qui fut tué. Mais les affaires changèrent bientct ae /< oís (j> uface. Une maladie contagieuse se mit dans le camp des François qui v íse on<iísiegeoient Naples , deforte que de vingt-cinq mille Fantassins, u n v '
avvit pas quatre mille en état de combattre, â de huit-cens hommes dar- jg aÌTesmes, il n’en restoit pas cent Ça). Le Maréchal de Lautrec mourut autant á > I(aKemde chagrin que de maladie. II n’avoit jamais été heureuxni n’avoit hau- 15 * 8 -te opinion de lui-même ; il avoit accepté le commandement de 1 Armeemalgré lui <Sí parceque le Roi d’Angleterre & les Vénitiens avoient déclaréqu ils n agiroient point, à moins qu’il ne le prit. Ce qui le .chagrina, cefut qu’on ne lui envola pas les secours nécessaires, & que les Vénitiens lesecondèrent foiblement. Le Marquis de Saluées, qui prit íe commande-ment après la mort de Lautrec, leva le íìege de Naples, & fe retira dansAverse avec le peu de Troupes qui lui restoient; & la il fut obligé de lerendre prisonnier au Prince d’Orange Çb). Dans le même terris il arrivaune autre chose aussi fâcheuse. André Doria, un des plus grands Capi-taines, & des hommes les plus illustres de son ficelé, offrit au Roi rran-çois I. deux-cens mille écus d’or, pour disposer à son gré du Gouverne-ment de Genes, & pour la ville & le Port de bavone. Ce n etoit ni parintérêt ni par ambition, mais par le généreux dessein de remettre fa Pa-trie en liberté, & de lui rendre une Place , qui pouvoir devenir fa rivale(c). Rien n’empêchoit le Roi de lui accorder cette grâce, en considéra-tion des grands services qu’il lui avoit rendus ; mais il avoit accordé lesdroits du Port de Savone à Anne de Montmorenci son Favori ; & le Chan-celier Du Prat, pour fiater ce Seigneur, traita la proposition d’infolente& de séditieuse, & fit résoudre d’ôter le commandement des Galères àDoria & de s’aífurer de fa personne. On envoia à Genes M. de Barbe-sieux pour exécuter cette commission ; Doria lui remit les Galères du Roi,mais il mena les siennes à l’Empereur, & reprit bientôt Genes & SavoneÇd). D’autre parc le Comte de St. Pol avec un corps de Troupes qu’ilavoit amené reprit plusieurs Places dans le Milanés, & ranima un peu lesespérances des Alliés, qui voioient bien, qu’unepaix dans les circonstancesprésentes feroit leur perte (e).
st ous les Historiens de France s’accordent a dire que François I. etoit p recédé defranc, généreux & droit; mais en même tems ils rapportent des faits,'' François I-si Ul ne «accordent gueres avec cet éloge. Peut-être étoit-il naturelle-ment tel, & que d ° ns les âires d’Etat, il fe laiífoit gouverner par ses AMinistres. Peut-êtrp trnnvm.r.nn siiiP Bp(V MtiP fmhlf» pvs-nfp p’pO-
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feur promettre de puiffans secours, & ™ l eS mêmes ordres
rose aulVr avec vigueur (/). II donna vmiemb,abla.an
(d) Du Déliai(I>) Le m t m e.f c) Le niÊme.
Tome XXXI.
(d) Mezeray, Brantôme.
(e) Daniel.
if) Bail, Hck'ngshed, Stowe.