iro HISTOIRE DE FRANCE. Liv. XXIII.
Section Sanfac & la Brosse, qui avoient été ses Gouverneurs, qui en prirent soin.
IX. Cette extrême ingratitude des Guises engagea quelqu'un à mettre fur leDerniers cercue p ) Tameguy du Chdtel où es - tu ? Fesant allusion à ce généreux Gen-Maison de tilhomme, qui avoit fait les funérailles de Charles VII. à ses propres dé-Vaioís. pens, bien qu’il n’ignorât pas que Louis XI. lui en fercit un crime (a).
■ -Les Huguenots regardèrent la mort de François II. comme une délivrance
pour eux, & comme un jugement du Ciel.
Avènement C harles Duc d’Orléans, qui avoit reçu le nom de Maximilien au Ba-de Charles cême, monta sur le trône à sage de dix ans A demi (b). Le ConnétableCmronne , c l ul "' fur !a nouvelle de la maladie du Roi, étoit parti de Chantilli, se trou-iTcomèta -^oit alors pas loin d’Orléans; la Reine-Mere lui manda de se rendre sansîle rappelle; tarder auprès d’elie, qu’elle avoit besoin de ses conseils, & qu’elle préten-il se ligue doit q.j’il rentrât dans l’exercice de sa charge de Connétable, il suivitGu’íd^V exactement ses ordres, car en arrivant à Orléans, il fit appeller les Com-ààt mandans des Corps de Garde qui étoient à la porte, & leur demanda cede St. An- qu'ils y fesoient, ajoutant que le Roi étoit en fureté au milieu de ses sujets,dré. à là-dessus il leur ordonna de se retirer. La Reine-Mere avoit la princi-pale autorité comme Régente, sans en prendre néanmoins le nom, que laplupart des Historiens ne laissent pas de lui donner. Le Roi de Navarreeut la qualité de Lieutenant-Général du Royaume. Le Prince de Condése retira à la Fere en Picardie avec des gardes, jusqu’à ce qu'il eût étédéclaré innocent (c). L’ouverture des Etats se fit le 13 de Décembre (d).Les Orateurs de la Noblesse & du Tiers-Ordre, invectivèrent vivementcontre la négligence, l’ignorance, le luxe & l’avarice des Ecclésiastiques.Celui du Clergé d’autre part le prit fur un ton fort haut, demanda qu’onrévoquât le Concordat, & que son rétablît la Pragmatique Sanèlion. Onparia aussi de faire des recherches fur l’administration des Finances,le RoiFrançois I. aiant laissé près de deux millions dans les coffres, tandis quela Couronne se trouvoic actuellement endettée de près de quarante-troismillions. Mais comme plusieurs des Grands se trouvoient intéressés danscette affaire, & qu’elle auroit mis les Guises dans un grand embarras, onpara le coup. O11 fit cependant quelques bonnes ordonnances pour j’ad-minìstration de la Justice, on défendit de faire des poursuites pour cause deReligion , on rétablit les élections des Evêques, & on accorda une amnis-tie pour tout le passé ; après quoi les Etaps furent prorogés jusqu’au moisde Mai. Le Connétable, le D uc de Guise & le Maréchal de Saint-An-dré , se réunirent, & on donna à cette confédération le nom de Trium-virat , cela détermina la Reine à se tourner du côté du Roi de Navarre &1561. des Princes. Au mois de Mars le Conseil déclara le Prince de Condé in-nocent , comme le Parlement fit ensuite (<?). Le jour de Pâques les Trium-virs communièrent ensemble , en signe de la sincérité de leur réconcilia-tion, óc le 15 de Mai le Roi fut sacré à Rlieims par le Cardinal de Lor-
a) Mezeray 1 . c. p. 34, De Thon ubi
(x) De Thou I. c. Cajielmu.
(4) Daniel p. 417. Mezeray p. 37.{ej Cajielmu L, 111 , Ch. 2.
sup. Daniel T. XJ. p. 412.(bj Daniel p, 415, Henault.